Intervention de Pierre-Yves Bournazel

Séance en hémicycle du vendredi 26 mars 2021 à 9h00
Place de la france face à la révolution des nbic

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPierre-Yves Bournazel, Agir ens :

Si la révolution des nanotechnologies, biotechnologies, de l'informatique et des sciences cognitives est un défi technique, la réponse se trouve dans le capital humain. La locomotive technologique de la robotique, de l'intelligence artificielle ou de la biotechnologie est avant tout alimentée par les cerveaux des jeunes chercheurs. Pour saisir le train des NBIC et ne pas rester sur le quai des producteurs de données assujettis à l'offre sino-américaine, la France doit mener une politique de formation, d'orientation et de fidélisation ambitieuse.

Les grands groupes comme Facebook, Google, Samsung, Fujitsu ou IBM ont compris le potentiel des talents français et font le pari d'installer en France leurs nouveaux centres de recherche et d'innovation sur l'intelligence artificielle.

Aussi est-il essentiel, pour soutenir et convertir en dividendes concurrentiels les travaux scientifiques français, de développer, d'abord, les compétences et le capital humain à travers la formation initiale et continue, de créer, ensuite, un environnement favorable à l'intensification de l'entreprenariat et au transfert de technologies, de promouvoir, enfin, l'attractivité vis-à-vis des acteurs internationaux et des meilleurs talents mondiaux.

En ce sens, la stratégie exposée par la France en matière d'intelligence artificielle vise à attirer les meilleurs talents en mettant en place un programme national pour l'intelligence artificielle, coordonné par l'INRIA – Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique : doublement du nombre d'étudiants formés à l'intelligence artificielle d'ici à la fin du quinquennat ; renforcement des synergies entre recherche publique et industrie ; création de chaires individuelles pour faire venir les meilleurs chercheurs ; lancement d'appels à projets, enfin, pour attirer les meilleurs projets de recherche. Le plan quantique, quant à lui, doit permettre de créer 16 000 emplois directs et indirects à l'horizon 2030.

Cette montée en puissance s'appuiera sur différents niveaux de formation, combinant formation initiale, continue, technique et sur la recherche. L'objectif est de former 5 000 nouveaux talents en technologie quantique – techniciens, ingénieurs, docteurs – et 1 700 jeunes chercheurs, grâce à un doublement du nombre de tests par an.

Pouvez-vous nous préciser la stratégie du Gouvernement en matière d'orientation, de formation et de fidélisation des cerveaux ? La France et l'Europe demeurent des pôles de puissance, mais nous ne devons pas ignorer le risque d'un déclassement technologique.

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