⚠️ Attention : du fait de profonds changements sur le site de l'Assemblée, les compte-rendus des commission
ne peuvent plus être intégrés depuis avril 2020. Notre équipe de bénévoles travaille à trouver des palliatifs à cette situation.
Par ailleurs depuis la pandémie, l'Assemblée ne publie plus les présences aux réunions de commissions.


Les amendements de Jean-Luc Mélenchon pour ce dossier

48 interventions trouvées.

Quand ils embrassent cette profession, les policiers se vivent comme les gardiens de la paix. La mission d'un policier, ce n'est pas de la répression à 90 % ; c'est un accompagnement, une présence comme gardien de la paix. C'est à cette police que nous sommes attachés : celle qui garde la paix.

C'est la raison pour laquelle, le moment venu, si le peuple français le veut, nous réorganiserons de fond en comble la police nationale et la gendarmerie, …

Taisez-vous ! Le ministre vous a demandé de vous taire ! J'en viens à ce qui compte : les principes qui sont en cause. Ne les méprisons jamais ! Nous savons tous ici – ceux qui ont une petite connaissance de la loi et l'amour de la République, et je crois que c'est le cas de tous – …

… que la question posée est celle du délicat équilibre entre la sécurité et la liberté. On parle d'équilibre, mais combien de fois avons-nous entendu que la première des libertés serait la sécurité ?

La partie gauche de l'assemblée, et sans doute d'autres avec elle, vous dira que la première des sécurités est la liberté, et non l'inverse !

En effet, dans une démocratie représentative, le pouvoir du souverain, le peuple, est transféré à des représentants, les députés que nous sommes, puis de là au Gouvernement. Or la liberté permet notamment d'accomplir le plus essentiel dans une telle démocratie : contrôler ceux qui exercent l'autorité, ce contrôle étant garant de la sûreté, tell...

Il y a effectivement la propriété, point qui fut fort discuté à l'époque. En l'espèce, il est question de sûreté, qui n'est pas l'équivalent de la sécurité. La sûreté implique tous les aspects qui garantissent la dignité de la vie humaine : aussi bien la sécurité alimentaire, la sécurité du travail ou la sécurité du revenu que la sécurité face...

Filmer et contrôler, par ces films, la manière dont la force est utilisée est donc un droit absolu. Sans ces films, nous n'aurions jamais eu connaissance de faits honteux pour notre pays, mais aussi pour la police ; car, cela a déjà été dit, les policiers ne sont pas d'accord pour que pèse sur eux l'omerta qui les contraints à se taire, faute d...

Aucun procureur d'aucune sorte n'a pu établir qui était responsable, alors que les autres policiers le savaient bien ! Mentionnons aussi ces vidéos où l'on voit des jeunes gens, des lycéens… Bien sûr, ce n'est pas bien, ils n'auraient pas dû être dans la rue ; ils n'auraient pas dû faire ceci ou cela. Mais quoi ! C'est la jeunesse de notre pay...

À l'inverse, n'était-il pas singulièrement grave et singulièrement attristant de voir un homme, un adulte, en train de tirer au LBD – lanceur de balles de défense – sur des gamins de 16 ans ? Est-ce cela, l'idée que nous nous faisons du gardien de la paix ?

Voilà ce qui est en cause. Comme toute extension de la sécurité se confond avec l'extension des libertés, si la sécurité était la première des libertés, cela signifierait qu'avec 100 % de sécurité, nous aurions 0 % de liberté. C'est tellement vrai qu'au fil des textes de loi, nous avons vu les choses glisser. Reprenons le code de déontologie d...

Parmi les missions de la police, figuraient, entre autres, la garantie des libertés et la défense des institutions de la République. Lorsque M. Valls, de sinistre mémoire, …

… a réécrit le code de déontologie, il a fait disparaître les mentions de la garantie des libertés et de la défense des institutions de la République, ainsi que, du reste, toute référence à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Ce sont des faits, qu'il est impossible de nier !

Le glissement débute dès lors que l'on commence à réduire les libertés. Où allons-nous quand, dans le monde entier, ce sont les tyrans qui prennent la France en exemple pour le maniement des forces dites « de l'ordre » ?

Où allons-nous quand les institutions internationales nous condamnent ? Où allons-nous, nous-mêmes, collègues, quand, d'une séance à l'autre, en l'espace de trente ans, à raison de deux par an, nous adoptons soixante-neuf lois relatives au terrorisme, à la délinquance et à la répression de l'immigration ? Un seul d'entre nous est-il capable de ...

Rien du tout ! Zéro ! Jamais aucun rapport d'évaluation, jamais une seule vérification de l'effet des lois ! Et l'on continue à voter en cadence ! Ce texte-ci intervient après que nous avons vécu deux années terribles au cours desquelles il n'y a jamais eu autant de blessés et de victimes d'un maniement absurde des forces de l'ordre.

Je ne les en rends pas responsables, même si, individuellement, chaque homme et chaque femme est responsable de ses actes. J'estime que c'est l'utilisation de ces forces dans les conditions particulières d'une doctrine d'emploi qui les a conduites à agir de la sorte. Le préfet Maurice Grimaud n'était pas un gauchiste : il n'était ni communiste...

… sans 90 perquisitions contre des décrocheurs de portraits du Président de la République. Au cours des trois dernières années, sous votre autorité, sept lois sont encore venues réduire les libertés : celles des lanceurs d'alerte et des citoyens. Vous avez fait passer le droit d'exception dans le droit commun, et vous faites désormais de même ...

Les êtres humains sont des homo economicus qu'il convient de dresser, qui ne sont pas des êtres de cultures, des êtres de sensibilité.

Cette proposition de loi prétend protéger les policiers, qui, me semble-t-il, n'ont rien demandé. Elle engage par surcroît une escalade prévisible, comme toujours dans ce genre de circonstances. On ne devient pas policier pour les mesures qu'elle prévoit ; on le devient pour ce qui était écrit dans le code de déontologie de 1986. Aux termes de...