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Marie-Christine Verdier-Jouclas
Question N° 15800 au Ministère des solidarités


Question soumise le 8 janvier 2019

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Mme Marie-Christine Verdier-Jouclas attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la loi du 15 avril 2008 ratifiant l'ordonnance n° 2007-613 du 26 avril 2007 portant diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire dans le domaine du médicament. Cette loi prévoit que les officines de pharmacies collectent les médicaments à usage humain non utilisés afin de les détruire dans des conditions sécurisées ou, sous la responsabilité du pharmacien, d'être à la disposition d'organismes à but non lucratif et à vocation humanitaire, agréés par le ministre chargé de la santé après avis du conseil central compétent de l'ordre national des pharmaciens. En France, sur les 3,1 milliards de boîtes de médicaments vendues en pharmacie chaque année, il existe un gaspillage important qui peut s'estimer à près d'un médicament remboursé sur deux qui ne soit pas pris selon un rapport de l'IGAS publié en 2005. Dans le contexte présent d'économie, elle souhaiterait savoir s'il était envisageable d'étendre la récupération des médicaments non utilisés en vue de leur redistribution au-delà des organismes à but non lucratif et à vocation humanitaire.

Réponse

Cette question n'a pas encore de réponse.

1 commentaire :

Le 09/02/2019 à 09:36, Martine Meissonnier (Retraitée ) a dit :

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En tant que citoyen ordinaire, c'est vrai que ce gaspillage est choquant. J'ai l'exemple concret d'un médicament anti-cholestérol facturé 50 euros ramené à la pharmacie parce-que commencé et non adapté. J'imaginai que dans ce cas il pourrait être utilisé par une autre personne car c'est un médicament courant. Sans état d'âme on m'explique à la pharmacie qu'il sera détruit.

Un autre cas concret, un médicament anti-cancéreux conditionné en boîtes de 30 (1500 euros la boîte). L'ordonnance prévoit 45 cachets, soit une boîte et demi. 15 cachets (750 euros) seront donc détruits ! C'est honteux ! Pour ce genre de médicament, il n'y a aucune raison valable pour dire qu'on ne peut pas faire un conditionnement plus réduit. Dans le cas présent chaque cachet a une valeur de 40 euros, plus cher qu'une boîte de médicament courant à 3 ou 4 euros qui bénéficie elle d'un suivi particulier ! La sécurité sociale ne doit pas endosser ce genre d'absurdités !

Même s'ils vivent de la maladie des citoyens, les laboratoires devraient être obligés de respecter une éthique médicale.

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