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Caroline Abadie
Question N° 18694 au Ministère de l'agriculture


Question soumise le 9 avril 2019

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Mme Caroline Abadie attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur la proximité des zones d'habitations des vignobles traités à la « bouillie bordelaise », mélange composé de chaux et de sulfate de cuivre. Ce dernier est utilisé pour une cinquantaine d'usages définis par une culture et un pathogène. Mais il est principalement épandu pour trois maladies qui provoquent des ravages économiques : le mildiou de la pomme de terre, le mildiou de la vigne et la tavelure du pommier. Néanmoins, le sulfate de cuivre est nocif pour l'humain et toxique pour les milieux aquatiques et marins. Ainsi, son usage est limité à six kilos par hectare et par an, tant en agriculture biologique qu'en agriculture conventionnelle. Mais les années humides où les micro-organismes pullulent, cette limite est bien difficile à respecter. Afin de limiter l'exposition aux produits phytosanitaires, l'article L. 253-7-1 du code rural et de la pêche maritime interdit l'usage de ces produits à proximité des espaces publics qui accueillent, soit en journée, soit en permanence, des publics vulnérables. Cet article peut être complété par voie réglementaire. Ainsi, vingt-trois préfectures ont pris un arrêté qui en interdit l'usage sur une distance inférieure à 20 mètres des limites physiques des lieux d'accueil de ces publics pour des cultures de vignes. Cependant, cette réglementation n'est que départementale et non nationale, ainsi nombreux sont les citoyens qui subissent cette pollution. Elle attire son attention sur la nécessité de restreindre l'utilisation des produits phytosanitaires à proximité immédiate des zones d'habitation.

Réponse

Cette question n'a pas encore de réponse.

1 commentaire :

Le 10/04/2019 à 18:22, APHG a dit :

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Mme Abadie devrait se renseigner davantage avant de poser une question par ailleurs fort tendancieuse. 1) La quantité de cuivre par ha a été réduite à 4 kg depuis le 1/01/2019 (connaître les lois, c'est important pour un député). 2) La bouillie bordelaise a été élaborée au milieu du XIXe siècle ce qui fait 150 ans de recul épidémiologique : peut-elle signaler une seule étude sur les effets nocifs de la bouillie bordelaise sur la santé humaine ? 3) L'accumulation du cuivre dans les sols est certes dommageable, mais surtout lorsque ceux-ci sont par ailleurs traités avec des pesticides de synthèse et n'ont plus les organismes vivants permettant leur assimilation/transformation. 4) Les arrêtés préfectoraux qui existent réglementent les pulvérisations de tous les pesticides ayant une AMM (sans distinction, et c'est bien là le problème) mais aucun arrêté ne porte sur la seule bouillie bordelaise. 5) Les riverains et les parents d'élèves des régions concernées souhaiteraient n'être pulvérisés que par de la bouillie bordelaise. Ce sont les produits cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques ou les perturbateurs endocriniens (Folpel, Eperon pepite, Glyphosate, Cyprodinil, Boscalid ...) qui sont un véritable danger pour nos enfants. Au lieu de s'inquiéter sur les produits bio, Mme Abadie pourrait-elle se soucier véritablement de la santé de nos enfants et demander au ministre de l'agriculture que cesse cette pollution insupportable qui provoque cancers de la prostate, du sein, maladie de Parkinson, tumeurs au cerveau, lymphomes, etc. etc. A moins que cette fausse question sur la bouillie bordelaise lui ait été soufflée pour participer à la confusion actuelle cherchant à dénigrer le bio et mettre sur le même plan les traitements acceptables de ceux qui sont de véritables poisons.

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