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Annie Genevard
Question N° 19765 au Ministère des solidarités


Question soumise le 21 mai 2019

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Mme Annie Genevard interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le suivi gynécologique des femmes, en France, aujourd'hui. Si le nombre de postes en gynécologie médicale est défini par les pouvoirs publics, le système est en train d'évoluer. En effet, le projet de loi relatif à l'organisation et à la transformation du système de santé a prévu, dans son article 2, de repenser les modalités d'évaluation du deuxième cycle, de supprimer les épreuves classantes nationales et de réformer l'accès au troisième cycle des études de médecine. Or c'est à partir des épreuves classantes nationales que les spécialités sont déterminées. En les supprimant, un certain flou s'opère sur la répartition des élèves et surtout, le risque est grandissant de voir de moins en moins d'étudiants en médecine s'orienter vers la gynécologie médicale. D'ailleurs, c'est une tendance à ne pas négliger aujourd'hui : en 2007, 1 945 gynécologues médicaux étaient dénombrés, en 2019, moins de 1 000 sont répertoriés alors que les femmes en âge de consulter sont plus de 30 millions. Cette situation n'est pas tenable sur la durée. Le manque croissant d'effectifs des gynécologues médicaux a été souligné à plusieurs reprises. Il est indispensable d'assurer une continuité dans la formation des futurs étudiants et que les pouvoirs publics s'emparent du manque de gynécologues en France, à l'aune d'une telle réforme. Aussi, elle souhaiterait connaître les dispositions qu'elle compte prendre pour assurer un accès facile aux consultations gynécologiques pour toutes les femmes en France et pour inciter les étudiants en médecine à se tourner vers cette spécialité.

Réponse

Cette question n'a pas encore de réponse.

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