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Xavier Batut
Question N° 40052 au Ministère de l’agriculture


Question soumise le 13 juillet 2021

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M. Xavier Batut attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur la question de l'exportation massive de grumes vers l'Asie. Si ces dernières années ont marqué une tension croissante de la demande de grumes sur le territoire français et des exportations de ceux-ci sur le continent asiatique, la crise et la reprise économique ont fait exploser sans communes mesures la demande mondiale, aggravant ainsi les problèmes déjà rencontrés par la filière. La demande sur le continent asiatique, en particulier, a crû de façon exponentielle, poussant les entreprises asiatiques à acheter leur bois sur le territoire européen. Ainsi à l'heure d'aujourd'hui, 60 % des chênes issus des forêts privées partent en Chine sans aucune transformation ou valeur ajoutée sur le territoire de l'Union européenne. Avec une récolte de 1,9 million de m3 et une exportation de 600 000 m3, il ne reste que 1,3 million m3 disponible pour l'industrie nationale alors que ses besoins sont de 1,7 million m3. Cette situation oblige les scieries françaises à devoir chômer un jour sur 4 ou bien réduire leur activité à 75 % de leur capacité. Il est utile de préciser, à l'heure de la prise de conscience collective face à l'urgence écologique, que si un chêne est une véritable pompe à carbone pendant sa croissance, absorbant 1,2 tonne de CO2/m3, cet effet vertueux s'annule cependant quand l'arbre est transformé en Asie, son transport occasionnant un déstockage de 1,3 tonne de CO2/m3. Aussi, cet emballement mondial ne semble pas se diriger vers une accalmie, mais bien au contraire tend à s'amplifier encore plus, pour certainement toucher aussi à court terme le résineux, pilier du bois de construction et de la palette. C'est ainsi que certains pays ont d'ores et déjà mis en place des mesures afin de pérenniser la filière du bois sur leur sol. La filière française, elle, s'inquiète de cette situation qui met en péril les 425 000 emplois du secteur. Il lui demande en conséquence les mesures que le Gouvernement compte prendre pour mener une politique volontariste et appropriée en direction de cette filière fortement fragilisée.

Réponse

Cette question n'a pas encore de réponse.

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