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Paul Molac
Question N° 41177 au Ministère des solidarités


Question soumise le 21 septembre 2021

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M. Paul Molac alerte M. le ministre des solidarités et de la santé sur la situation des infirmiers anesthésistes diplômés d'État (IADE), en quête de reconnaissance. Effectivement, après les nombreuses mobilisations du premier semestre 2021, plusieurs organisations d'infirmiers anesthésistes ont à nouveau appelé à une grève nationale pour réclamer un statut « à la hauteur de leurs compétences », c'est-à-dire une prise en compte dans la loi, les décrets et les salaires de leurs deux années de spécialisation, en plus des trois ans de formation initiale en école d'infirmières. En effet, en début d'année 2021, en pleine crise sanitaire, les IADE, qui ont assuré en toute circonstance la continuité des soins et la sécurité des patients diagnostiqués covid ou non, ont pu constater une baisse considérable de leurs points d'indice dans les nouvelles grilles indiciaires de la FPH. Dans le même temps, les infirmiers en pratique avancée (IPA) se sont vus proposer une grille plus avantageuse que celle des IADE alors que les deux spécialités possèdent le même grade de master 2. Pour rappel, l'accès aux études d'IADE nécessite au minimum deux années d'exercice en tant qu'infirmier, le plus souvent en réanimation, salle de surveillance post-interventionnelle (SSPI) ou services d'urgences. Leur formation comprend un concours d'entrée, 910 heures d'enseignement et 2 030 heures de stage. La formation IPA est quant à elle accessible sans concours, elle s'effectue en 709 heures d'enseignement et 840 heures de stage. De ce fait, le traitement réservé aux IADE est d'emblée apparu comme inéquitable, cette profession démontrant qu'elle possédait la formation la plus complète en anesthésie, réanimation et urgences. Si la profession d'IPA a été largement discutée pendant l'examen de la proposition de loi de la députée Stéphanie Rist et que sa création ne peut être remise en question, il est dans le même temps essentiel d'assurer l'attrait de la profession d'IADE et, pour ce faire, de l'inclure à l'article R. 4301-1 du code de la santé publique. En effet, l'apport des IADE est essentiel au système de santé français, tant pour le bon fonctionnement des blocs opératoires que pour leur mobilisation, rendue possible par leur polyvalence, sur d'autres missions en période de crise sanitaire. Pourtant, malgré des mois de d'échanges et de travail en vue d'une reconnaissance statutaire de cette profession, après la publication de deux rapports parlementaires et la publication annoncée d'un rapport inspection générale des affaires sociales (IGAS), rien ne garantit aujourd'hui l'émergence d'un statut professionnel conforme à l'exercice du métier d'IADE. Aussi, il lui demande quelle mesure entend prendre le Gouvernement afin de revaloriser la profession d'IADE, reconnaître ses compétences et protéger sa formation et ses acquis.

Réponse

Cette question n'a pas encore de réponse.

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