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Marie-France Lorho
Question N° 6108 au Ministère de l’intérieur


Question soumise le 6 mars 2018

Mme Marie-France Lorho attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur, sur le nombre croissant de filières d'immigration clandestine. Les effets de la pression migratoire sont nombreux. Parmi eux, les filières d'immigration illégales s'avèrent être particulièrement nombreuses. Démantelées par les enquêteurs spécialisés, cette filière a dépassé en 2017 la barre symbolique des 300. Soit un accroissement de 5,9 % par rapport à 2017 et un bon spectaculaire de 67 % en six ans. La grande majorité des filières démantelées (45 %) pratiquent l'aide à l'entrée et au séjour irrégulier. Ces organisations criminelles sont composées de nombreuses personnes : passeurs, financiers, logisticiens. Ce sont en tout près de 2 098 personnes qui ont étés mises en cause pour la simple année 2017. Les experts de l'Office central pour la répression de l'immigration et de l'emploi des étrangers sans titre (OCRIEST) observent une stabilité à haut niveau des activités dans les zones sud et nord malgré le démantèlement de la « Jungle de Calais » fin 2016 et l'incendie du camp de Grande-Synthe en avril 2017. Et le taux moyen de déferrement est de 57,7 % du total des personnes placées en garde à vue (soit 1 627 personnes en 2017). De plus, on observe une diversification des types de filières ce qui pose plus de difficultés aux enquêteurs pour affaiblir ces filières. Selon l'INSEE, près de 300 000 immigrés seraient entrés sur le territoire français en 2017 dont près de la moitié illégalement. En février 2018, le ministre de l'intérieur a annoncé vouloir « déclarer la guerre aux passeurs ». Elle lui demande quels sont les moyens concrets que le Gouvernement va mettre en place pour lutter contre l'immigration clandestine.

Réponse émise le 21 septembre 2021

Il est impossible de quantifier, même approximativement, le nombre de personnes étrangères entrées ou séjournant de façon irrégulière sur le territoire national. Les étrangers entrant irrégulièrement sur le territoire ne font, par définition, pas l'objet d'un enregistrement et ne peuvent donc pas être dénombrés à partir de sources administratives. Le nombre de bénéficiaires de l'aide médicale d'Etat (AME), dispositif permettant à certains étrangers en situation irrégulière de bénéficier d'un accès aux soins, peut contribuer à une première approche. Au 30 septembre 2019, 335 483 personnes étaient bénéficiaires de l'AME. Le Gouvernement poursuit les objectifs prioritaires qu'il s'était assigné dans sa feuille de route migratoire du 12 juillet 2017, notamment une meilleure maîtrise des flux migratoires et la conduite d'une politique efficace et crédible de lutte contre l'immigration irrégulière et d'éloignements. Au niveau national, en 2019, 328 filières d'immigration irrégulière ont été démantelées, contre 321 en 2018, 303 en 2017, 286 en 2016, 251 en 2015 et 226 en 2014. Ces 328 filières démantelées représentent 1791 personnes mises en cause, parmi lesquelles 1477 ont été placées en garde à vue et 962 déférées devant les tribunaux. Le taux de déferrement est de 65,1%. Parmi les 328 filières démantelées : 167 concernaient l'aide à l'entrée et au séjour irréguliers, 6 étaient spécialisées dans l'organisation de mariages de complaisance et 20 dans l'organisation des reconnaissances indues d'enfant, 72 avaient recours à la fraude documentaire et 63 étaient spécialisées dans le travail illégal. En 2019, 6392 personnes ont été mises en cause, contre 5783 en 2018 (+10,5%) pour aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irrégulier des étrangers. Les résultats déjà obtenus sont satisfaisants. Le Ministère de l'Intérieur, en lien avec l'Ambassadeur chargé des migrations, continue de déployer une forte activité internationale pour renforcer la coopération avec les pays de départ et de transit, afin de lutter contre les filières d'immigration clandestine et la traite d'êtres humains. L'Union européenne mène aussi des actions avec les pays d'origine et de transit et renforcent ses frontières extérieures (FRONTEX). Par ailleurs, le Ministère de l'Intérieur maintient un haut niveau d'engagement dans le contrôle aux frontières, avec 79 801 non-admissions prononcées en 2020, contre 5 7 152 en 2019. A la suite de l'attentat de Nice perpétré le 29 octobre 2020, les contrôles aux frontières ont doublé et vingt points de passage avec l'Italie et l'Espagne ont été fermés, une surveillance policière accrue en zone frontalière a également été mise en place.

3 commentaires :

Le 21/09/2018 à 14:48, oliver wallas (auteur compositeur poète ) a dit :

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concernant l'immigration à écouter et merci de votre commentaire car je trouve que l'on force les habitants à immigrer afin de s'emparer de leur richesse terrestre un pays riche comme l'afrique aux gens si pauvres https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=fk3-PaqfPCM

Vous trouvez ce commentaire constructif : non neutre oui

Le 22/09/2018 à 10:50, chb17 a dit :

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En matière d'immigration aussi, la répression s'auto-alimente.

De même que le traitement pénal de la consommation de stupéfiants contribue pour une bonne part à la (sur)population carcérale, on constate que c'est le législateur qui, en l'interdisant, a créé le trafic de migrants : l'attrait coupable pour l'aide illégale aux étrangers en situation irrégulière vient précisément de la loi qui la réprime.

Effet de prohibition : le commerce des passeurs ne prospère que parce qu'il est de plus en plus difficile de franchir les frontières ; les prisons regorgent ainsi d'étrangers qui n'ont violé que les lois anti-immigration. Rappelons que l'on voit encore les forces de l'ordre et la justice réprimer la solidarité bénévole (y.c. chrétienne), aussi souvent que les activités lucratives des réseaux illicites.

Imaginez que le Parlement s'avise d'interdire la consommation de viande de porc : hop, des millions de citoyens voués à la taule, et des hordes maffieuses se jetteraient dans le trafic de jambon ! Moins absurde, une nouvelle limitation de la vitesse sur nos routes produit des amendes et crée un stock de contrevenants, justiciables... Très artificiel !

Réprimer plus ? Cela fera monter les enchères mais ne supprimera pas le trafic, au contraire. Il faut donc raison garder et trouver une tout autre méthode pour gérer l'immigration. D'autant que la concurrence ici pour une vie décente, d'où l'on souhaite ostensiblement exclure les migrants « économiques », relègue déjà nos quelque 5 millions de chômeurs, 8 millions de pauvres et bientôt 10 millions de vieux en voie d'exclusion sociale. Accuser une catégorie de surnuméraires au nom d'autres « assistés » en déshérence, c'est un truc pour monter les pauvres contre les plus pauvres, tout en laissant se goberger des voyous de haut vol. Au moment où l'on évalue à 100 milliards l'an le coût de la fraude fiscale, la démocratie ne peut plus laisser prospérer la stratégie « divide et impera ».

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Le 22/09/2018 à 17:02, oliver wallas (auteur compositeur poète ) a dit :

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c'est un truc pour monter les pauvres contre les plus pauvres, tout en laissant se goberger des voyous de haut vol. Au moment où l'on évalue à 100 milliards l'an le coût de la fraude fiscale, la démocratie ne peut plus laisser prospérer la stratégie « divide et impera ».Effectivement comme le dit votre article : Il y a une ingérence au niveau de l'Europe dont la gestion est trop onéreuse et dont nous devenons esclaves perdant la liberté de décider de nous -mêmes De plus nous n’avons pas de

dirigeant comme De GAULLE ou encore un gestionnaire comme DSK Je parle du gestionnaire non pas de l'homme chercherait une autre solution que l'ouverture de nos frontières aux immigrants

Alors que chaque pays à une gestion différente. Une économie différente etc au sein de l'Europe. A qui profite l'immigration On pourrait créer une économie au sein de leur pays Mais il est vrai que les spéculateurs qui ne pensent qu’à leur richesse ne seraient pas d’accord pour ce système.

un exemple avec Des pays riches comme l'Afrique aux habitants si pauvres car au lieu de les aider dans leur pays on préfère les dominer et les affaiblir. les contraindre par l'insécurité à l'exil. Pendant ce temps on pille Le continent qui est extrêmement riche en ressources naturelles (du sous-sol notamment), mais celles-ci sont exportées non transformées via des contrats mal négociés et peu profitables aux Africains. les minerais métalliques (dysprosium, néodyme et praséodyme)https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/011017/qui-profite-la-manne-des-matieres-premieres La bonne vieille méthode de diviser pour mieux régner et revenir en

sauveur. Un manque de transparence tel que la publication des bilans de la sécurité sociale et des caisses de retraites dont les cotisations des ouvriers permettent l’existence. Ils sont donc actionnaires. Penser à créer un impôt sur la robotisation qui remplace l’humain ce qui pourrait autofinancer les caisses de retraites et la sécurité sociale. Abolir certains privilèges abusives lorsqu’on voit qu’un mandat de président permet d’obtenir une retraite alors qu’un ouvrier meurt avant de vivre sa retraite il y a un problème. L’injustice règne et pendant que l’on parle d’immigration on continue à appauvrir le pays pour enrichir une poignée d’humain Pourtant

une poignée d’humain dirige le monde mais le monde est il fait d’une poignée d’humain ?

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