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Géraldine Bannier
Question N° 7715 au Ministère de l'enseignement supérieur


Question soumise le 24 avril 2018

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Mme Géraldine Bannier interroge M. le ministre de l'éducation nationale sur les mesures à prendre pour rendre l'égalité des chances à nouveau effective dans un contexte où l'accès aux cours privés s'est développé de façon exponentielle. De fait, s'est développé un marché du cours privé ces vingt dernières années, avec de grands opérateurs connus, mais aussi une multitude d'autoentrepreneurs, et les élèves ou étudiants ne recourent plus seulement à ces cours pour combler leurs lacunes mais également, de plus en plus souvent, pour réussir les concours d'entrée aux grandes écoles ou la première année de médecine. Le coût de ces « formations annexes » est évidemment hors de portée pour tous les jeunes issus de milieux défavorisés qui ne peuvent bénéficier ni de stages de langue à l'étranger ni de ce type de cours. Dès lors, comment faire pour garantir à tous la même égalité d'accès aux formations d'excellence dans ce contexte ? Pourrait-on imaginer que partout, des jeunes repérés pour leur potentiel et ne pouvant bénéficier de soutien financier suffisant, parce que boursiers, ou issus de milieux modestes, puissent accéder à des places « réservées » sur la base de leur seule réussite scolaire, à l'instar de ce qu'a pu mettre en place Sciences Po depuis bientôt vingt ans en instaurant une forme de « discrimination positive » ? Ce choix est radical mais l'enjeu est majeur dans un pays où l'on manque de médecins dans des zones défavorisées, où l'ascenseur social, fierté de la France, est en panne ; dans les classes préparatoires et dans les écoles d'ingénieurs, les enfants de cadres sont huit fois plus nombreux que ceux d'ouvriers et occupent la moitié des places de ces filières. Dans les écoles normales supérieures, ils sont vingt fois plus représentés que ceux d'ouvriers. De fait, on n'y trouve quasiment pas d'enfants de milieux populaires (2,7 % d'enfants d'ouvriers et 6,7 % d'employés). Ainsi, elle lui demande comment redonner au modèle scolaire républicain sa vocation première de donner à tous et toutes la même égalité des chances.

Réponse

Cette question n'a pas encore de réponse.

1 commentaire :

Le 05/01/2019 à 11:26, Laïc1 a dit :

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"à l'instar de ce qu'a pu mettre en place Sciences Po depuis bientôt vingt ans en instaurant une forme de « discrimination positive » ? "

Ils font de la discrimination positive, autrement dit de la discrimination tout court, pour enseigner ensuite à ces élèves que les référendums, c'est pas bien, que la démocratie, c'est l'élitisme parisien imbu de lui-même, et quelques penseurs à la noix, qui disent autoritairement ce qu'est la laïcité ?

Combien d'étudiants en droits ou à sciences po, ou ailleurs, soutiennent la vraie démocratie, et les gilets jaunes ? Ce sont de vraies carpettes du pouvoir, des jeunes biologiquement jeunes, mais qui sont formatés pour penser comme des vieux de 90 ans, le tout à l'ère d'internet. Pauvre jeunesse. Pauvre système universitaire.

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