Intervention de Claude Greff

Séance en hémicycle du 23 octobre 2014 à 15h00
Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2015 — Article 28 et annexe b

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaClaude Greff :

Savez-vous, madame Clergeau, que les caisses d’allocations familiales avaient pour ancêtres les caisses de compensation ? Pour éviter de verser des salaires différents à leurs ouvriers, selon l’obligation qu’ils avaient de nourrir les membres de leur famille qui étaient à leur charge, les patrons avaient mis en place un sursalaire de compensation.

Depuis lors, l’objectif de la politique familiale est resté le même. On savait, même à cette époque, qu’élever un enfant coûtait de l’argent, mais que c’était utile à la société, parce que cela la rajeunissait.

Aujourd’hui, vous accusez le déficit de la branche famille. Dois-je vous rappeler que ce déficit est dû à un transfert de charges nouvelles qui devaient échoir au FSV, à savoir les majorations de pension des parents de trois enfants et les droits à l’assurance vieillesse des parents au foyer ?

Non seulement vous êtes incapables de tenir vos engagements en matière de réduction de déficit et d’assurer le redressement de notre pays, mais en plus vous vous attaquez par pur dogmatisme à notre politique familiale, dont l’efficacité est pourtant universellement enviée.

Vous invoquez en permanence la nécessité de faire des économies, mais, que ce soit dans le cadre du PLF ou du PLFSS, ce sont non pas des économies que vous nous proposez, mais des prélèvements sur ceux qui travaillent.

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