Intervention de Bérengère Poletti

Séance en hémicycle du 11 septembre 2014 à 9h30
Adaptation de la société au vieillissement — Après l'article 30

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBérengère Poletti :

Oui, madame la présidente, car je tiens à ce que l’Assemblée se prononce sur le problème, même si j’ai bien entendu les arguments donnés par Mme la secrétaire d’État.

Je veux revenir sur la problématique de l’assurance privée. J’avais précisément consacré quelques instants à cette question, en évoquant le fait qu’un certain nombre de pays imposent de recourir à l’assurance obligatoire – mon collègue Arnaud Richard vient aussi de le souligner. Cependant, l’assurance obligatoire est-elle compatible avec une assurance privée ? Dès que l’on s’engage sur la voie d’une assurance obligatoire, qui s’impose à tous, il faut envisager un système assurantiel public. C’était d’ailleurs toute la question du cinquième risque, maintes et maintes fois abordée sous le précédent quinquennat.

Actuellement, seules 20 % des personnes âgées sont concernées par la grande dépendance, sachant que la question de l’admission dans des établissements dédiés se pose : cela coûte très cher, et on a besoin de mobiliser des moyens. La mutualisation permise par une assurance obligatoire permettrait justement d’engager des moyens importants pour faire face à cette dépendance. Pour ma part, je suis assez convaincue que c’est sur cette voie qu’il faut s’avancer.

C’est pourquoi l’amendement no 381 me paraissait important. Si le Haut conseil du financement de la protection sociale s’empare du sujet, il faudra quand même que le Gouvernement lui demande assez rapidement de produire des travaux sur le sujet.

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