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Interventions sur "épidémie"

16 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaValérie Rabault :

Le groupe Socialistes et apparentés a proposé à notre assemblée que se tienne un tel débat, parce que, malgré les travaux de la mission d'information de la conférence des présidents sur l'impact, la gestion et les conséquences, dans toutes ses dimensions, de l'épidémie de covid-19, de nombreuses questions restent en suspens. La première concerne le nombre de masques en 2017. Marisol Touraine, ministre de la santé entre 2012 et 2017, a indiqué que, durant cette période, le stock des masques chirurgicaux avait régulièrement augmenté, et que le stock d'État, notamment, avait été reconstitué après les attentats de 2015, pour atteindre 754 millions de masques en 20...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBastien Lachaud :

...é exposés comme des soldats au front, au lieu de recevoir des protections contre le virus et d'être reconnus comme professionnels de santé ayant besoin de matériel pour travailler correctement. Pendant le confinement, les articles de presse se sont enchaînés pour montrer que les masques manquaient partout et que des industriels ne produisant pourtant pas des matériels prioritaires pour contenir l'épidémie étaient mieux servis que les hôpitaux. Le président du conseil scientifique l'a dit : le confinement n'était pas la bonne décision, c'était la moins mauvaise. Oui, compte tenu de l'impossibilité de distribuer des masques en nombre suffisant, même aux soignants ! Les soignants hospitaliers ont été rationnés, la médecine de ville insuffisamment dotée, et que dire des recommandations que le Gouvern...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMartine Wonner :

...uvernement de M. Philippe. Depuis plusieurs années, les stocks de masques s'amenuisent. Pourtant renouvelés considérablement en 2009, lorsque Roselyne Bachelot dirigeait le ministère de la santé, les masques ont ensuite été purement et simplement abandonnés par les gouvernements successifs. Alors que Jérôme Salomon indiquait dès 2016 que la France était mal préparée pour faire face à une possible épidémie, rien n'a été entrepris pour enrayer cette politique de destruction des stocks, ou du moins de leur non-renouvellement. La France a donc subi cette impréparation de plein fouet. Le manque chronique de masques a perduré pendant plusieurs semaines dans un contexte d'immobilisme mortifère. Bien qu'ayant apparemment commandé plusieurs millions de masques en février, le Gouvernement français savait p...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaChristophe Naegelen :

Les masques ont constitué l'un des enjeux de l'épidémie. Avant d'aborder cette question, permettez-moi de revenir sur l'annonce par le Gouvernement de la création d'une commission d'enquête interne afin de porter un regard indépendant et collégial sur la crise du coronavirus. Je m'interroge sur la schizophrénie du Gouvernement qui, un jour, encense les élus et, le lendemain, leur marche dessus. Je rappelle en effet que de telles commissions ont déjà é...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAndré Chassaigne :

Nous sommes réunis ce soir à l'invitation de nos collègues du groupe Socialistes et apparentés pour débattre de la gestion des masques depuis 2017. L'objectivité impose d'embrasser une période plus longue et de remonter à l'épidémie de H1N1, qui a constitué un point de bascule, la ministre de la santé de l'époque ayant été raillée et accusée de gabegie pour l'achat de millions de vaccins et de masques. Alors que notre pays vient de traverser l'une des crises les plus graves de son histoire et que près de 30 000 concitoyens ont perdu la vie ces derniers mois, nous devons, par égard pour leurs proches et par respect pour l'en...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaThierry Michels :

Beaucoup a été dit, sera dit ce soir et continuera de l'être demain sur les masques. Commençons par les critiques : beaucoup s'épanchent et se demandent pourquoi la France, puissance mondiale, n'a pas été en mesure de fournir des masques à ses citoyens dès le début de la crise. Les mêmes ont dû être, par le passé, des pourfendeurs de la ministre de la santé au moment de l'épidémie H1N1, Mme Roselyne Bachelot, critiquée pour avoir été « trop prudente ». Ces mêmes personnes ont pu siéger dans cette assemblée, où aucune inquiétude ni même intérêt sur les niveaux des stocks de masques ne se sont fait entendre avant la crise – je peux en témoigner en tant que membre de la commission des affaires sociales. Mes chers collègues, loin de moi l'idée de polémiquer sur un sujet qui m...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJosiane Corneloup :

...est sans appel : le stock de masques diminue de façon draconienne. Le savions-nous ? Tout à fait. L'Agence nationale de santé publique a estimé, dans un rapport publié au mois de mai 2019, que, en cas de pandémie grippale, les besoins s'élèveraient à 1 milliard de masques. Par ailleurs, en 2016, Jérôme Salomon a publié une note dans laquelle il estime que la France n'est pas prête à affronter une épidémie, et qu'elle doit adapter ses diverses organisations aux spécificités des crises majeures à venir et des nombreux défis anticipés. Il faut bien constater qu'il n'a pas été entendu. Petit à petit, d'année en année, les stocks de masques s'amenuisent, en raison d'une politique mêlant destruction et non-renouvellement des stocks. Monsieur le ministre, au mois de janvier 2020, puis au mois de février...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Louis Bricout :

...Pourtant, alors même que, le 24 janvier 2020, les trois premiers cas sont recensés sur le territoire métropolitain, que de plus en plus de cas le sont par la suite, jusqu'à en compter une centaine à la fin du mois de février, que l'on connaît, à cette date, l'évolution de la propagation du virus et les dégâts qu'il a provoqués en Chine, que l'Organisation mondiale de la santé – OMS – qualifiait l'épidémie de covid-19 d'urgence de santé publique de portée internationale dès le 30 janvier, que les fournisseurs se disaient déjà débordés s'agissant des commandes extérieures et sur le point de l'être pour les délais de livraison, pouvez-vous confirmer, monsieur le ministre, que les premières commandes d'État n'ont été effectives qu'à la fin du mois de février 2020 ? Si tel est le cas, cela signifie qu...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJoaquim Pueyo :

...ez nous apporter nous permettront d'engager une discussion sur les enseignements à tirer, afin de ne pas retomber dans les graves errements que nous avons connus. Cette pénurie a eu des conséquences directes sur la santé des Français, notamment sur celle des personnels qui ont été mobilisés durant cette crise. Il faut maintenant penser aux adaptations qui devront préparer un éventuel retour de l'épidémie, mais aussi de futures crises sanitaires qui pourraient être plus graves encore – ainsi, les scientifiques le disent depuis longtemps, la fonte du permafrost pourrait libérer des virus particulièrement destructeurs. Nous devrons donc disposer de stocks très importants pour faire face à des épidémies, mais aussi être capables de les distribuer à vaste échelle, et gratuitement, notamment aux profe...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJeanine Dubié :

...ionale, la doctrine semble simple. L'État gère les masques chirurgicaux ou anti-projections, nécessaires pour protéger l'ensemble des citoyens en cas de risque sanitaire, tandis qu'il revient à chaque employeur de constituer des stocks de masques FFP2 pour protéger son personnel. Puisque, en théorie, les rôles semblent bien déterminés, pourquoi avons-nous assisté à un tel chaos au début de cette épidémie ? Personne n'était préparé à une telle catastrophe sanitaire, j'en conviens. Mais, depuis 2016, après la disparition de l'EPRUS, Santé publique France a bien pour mission de prévenir les risques sanitaires. À ce titre, elle gère, pour le compte de l'État, les stocks des produits nécessaires à la protection des populations face aux menaces sanitaires graves, dont les fameux masques chirurgicaux. ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBastien Lachaud :

Plus jamais ça, plus jamais de pénurie de masques pour nos soignants et nos concitoyens quand une épidémie frappe notre pays. Plus jamais ça, plus jamais de soignants qui doivent utiliser des masques périmés, partiellement inefficaces pour se protéger eux-mêmes et leurs patients d'une contamination croisée. Plus jamais ça, plus jamais de pénurie organisée par la décision d'abandonner les stocks centraux sous la responsabilité de l'État en prévision d'une possible épidémie. Plus jamais le désarmemen...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAgnès Firmin Le Bodo :

...lème de pollution qui devient prégnant pour les masques jetables – Thierry Benoit et moi-même vous avons déjà sollicité sur cette question. Le masque en tissu est également confortable, ce qui n'est pas négligeable lorsqu'il doit être porté pendant plusieurs heures. Pour répondre à l'urgence et à la demande du Gouvernement, mais aussi dans un élan de solidarité et de responsabilité au début de l'épidémie, les entreprises françaises ont fourni un effort considérable pour produire rapidement des masques de qualité, en adaptant leurs systèmes de production. Certaines ont complètement redéployé leurs chaînes de production et, en un temps record, conçu des modèles très efficaces. Cette reconversion massive et rapide fut un succès, tant et si bien qu'aujourd'hui leurs stocks sont de plus en plus élevés...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDanielle Brulebois :

… labellisés AFNOR et « made in France ». Nos concitoyens avaient très peur de ne pas avoir de masque le 11 mai. Aujourd'hui, beaucoup oublient que le masque est une barrière indispensable dans les lieux publics lorsque la distanciation physique n'est pas possible. Nous avons fait beaucoup de sacrifices pour enrayer l'épidémie. Alors que déconfinement rime de plus en plus souvent avec relâchement, ne pensez-vous pas, monsieur le ministre, qu'il faut faire une nouvelle campagne de sensibilisation sur l'utilité du masque ?

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPierre Vatin :

...e des entreprises ou de l'État lui-même, à promouvoir le « fabriqué en France » ou, tout simplement, à acheter français ? À cet égard, le site gouvernemental d'achat de masques et de produits de protection, dénommé stopcovid19. fr, garantira-t-il bientôt que le matériel acheté est de fabrication française ? Je crains malheureusement que la nécessaire indépendance sanitaire de notre pays en cas d'épidémie ne demeure un voeu pieux ou un mythe et que, demain, nos compatriotes ne soient victimes d'une nouvelle épidémie face à laquelle notre pays ne sera toujours pas préparé ; il ne le sera pas si rien n'est fait pour acquérir notre indépendance sanitaire.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaVéronique Louwagie :

La gestion du stock de masques est au coeur des discussions depuis le début de l'épidémie de covid-19. À de nombreuses reprises a été soulevée la question des difficultés que la France a eues pour fournir des masques, ne serait-ce qu'au personnel soignant. Derrière cette question, il y a celle des responsabilités. De 2007 à 2016, nous le savons, c'est l'EPRUS qui était chargé de la gestion des stocks sanitaires stratégiques. Avant que celui-ci ne soit supprimé, le Parlement et la Cou...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFabien Lainé :

...e aujourd'hui par l'opposition ne se soit pas manifestée avant que la crise survienne. La ficelle est donc un peu grosse… Mais sortons des polémiques stériles, et assumons notre responsabilité : eu égard à l'épreuve que nous avons traversée, il faut admettre que des erreurs ont été commises entre 2007 et 2020, et que nous avons disposé in fine d'un stock de masques insuffisant pour faire face à l'épidémie. Désormais, notre responsabilité est de nous inquiéter des moyens mis en oeuvre pour anticiper les crises à venir. Il convient de s'interroger sur le volume et le type de masques à stocker. Devrait-on envisager la constitution d'un stock de masques réutilisables en tissu destinés à la population, en plus des stocks de masques FFP2 pour les soignants ? Il convient en outre de s'interroger sur le ...