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Interventions sur "soin"

17 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMonique Iborra, rapporteure de la commission des affaires sociales :

... été celui de l'intérêt général, sans céder à aucune pression, d'où qu'elle vienne. Il n'est évidemment pas question d'énumérer les 31 propositions, mais je voudrais m'arrêter sur trois thèmes développés dans le rapport. Le premier part d'un constat unanime : face à l'accroissement de la dépendance des résidents hébergés, la prise en charge est insatisfaisante, s'agissant tant de la qualité des soins que de la qualité de vie des personnes. Cela se constate notamment dans les effectifs nécessaires au chevet des personnes qui demandent des soins, mais aussi dans l'accompagnement visant à répondre à ce que nous voudrions que soit cette dernière étape de vie – je veux parler des aides-soignantes et des infirmières. L'affectation en urgence des nouveaux contrats emploi compétences pourrait dans u...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMonique Iborra, rapporteure de la commission des affaires sociales :

Je termine, monsieur le président. Il faut revoir notamment le reste à charge, qui est élevé en France, et la possibilité, pour ceux qui en ont le plus besoin, de bénéficier de l'aide sociale. Celle-ci doit gagner en transparence, alors qu'elle est aujourd'hui de la responsabilité exclusive des conseils départementaux. Pour conclure, monsieur le président, madame la ministre, dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres, nous avons besoin d'audace – une audace qui, sans doute, dérange les conservatismes, d'où qu'ils viennent. Cependant, le Parlement n...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCaroline Fiat, rapporteure de la commission des affaires sociales :

...blant. Nous vous avons présenté les 31 points importants de notre rapport. Je vais revenir sur ce qui me semble le plus urgent pour enfin répondre à cette urgence sanitaire : nous vous proposons de doubler le nombre d'aides-soignants et d'infirmiers au pied du résident. Cette proposition est une norme minimale pour, enfin, remettre tout à plat et permettre à nos aînés de bénéficier du minimum de soins protocolaires. Soixante aides-soignants ou infirmiers pour cent résidents ne correspondent qu'à une heure trente de soins par résident pour vingt-quatre heures. Peut-être pensez-vous que c'est trop ? Si certains ici ne savent pas ce que cela peut représenter, je vais leur dire. Une toilette protocolaire, c'est vingt-cinq minutes ; six changes par jour, quarante minutes – et encore, c'est rapide...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrançois Ruffin :

...s très précieux, que ces données vont nourrir une réflexion, qu'il faudrait d'ailleurs songer à une mission, qui pourrait conduire à un plan, et patati et patata. Bref, des écrans de fumée. Nous sommes habitués. Mais pourquoi voudraient-ils l'enterrer ? Parce qu'il est criant, ce rapport. Il crie fort une évidence. Dès la page 8, on peut lire : « des sous-effectifs considérables au regard des besoins médicaux des résidents engendrent à la fois une dégradation des conditions de travail et une ''maltraitance institutionnelle'' ». L'expression est lâchée. Et on la retrouve au fil des chapitres : « maltraitance institutionnelle », « maltraitance passive » « maltraitance » tout court. « Maltraitance institutionnelle », c'est une formule crue, mais un peu abstraite. J'aimerais vous la rendre plus...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPierre Dharréville :

Monsieur le président, madame la ministre, madame la présidente de la commission, mesdames les rapporteures, dans le cadre du tour de France des hôpitaux engagé par les parlementaires communistes, j'étais vendredi à Aubagne, dans un établissement public. Dans cet établissement qui a besoin de rénovation, où l'on peut à peine se déplacer entre les tables à l'heure du repas, il faudrait plus de personnel, il faudrait un orthophoniste, il faudrait plus de temps de kinésithérapie, etc. Nos établissements publics manquent de moyens et la réforme de la tarification a encore aggravé la situation. Ce constat est partagé à l'EHPAD de Port-Saint-Louis-du-Rhône, où le budget a été rejeté par...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAudrey Dufeu :

... de renforcement de nos budgets de santé pour les EPHAD les plus en difficulté défendues par Mme la ministre, et que nous saluons, sont une première étape ; mais nous devons aussi travailler en profondeur, sur le long terme. Il faut ainsi par exemple repenser : l'accompagnement au quotidien des résidents porteurs de troubles cognitifs, par exemple par la généralisation des pôles d'activités et de soins adaptés – PASA ; la simplification des sources de financement de nos établissements et leur homogénéité d'un département à un autre ; le décloisonnement entre la ville et l'hôpital mais surtout entre l'EHPAD et le domicile ; la reconnaissance du savoir-faire de nos paramédicaux ; l'attractivité d'une filière soignante spécifique en gérontologie. Il serait illusoire de croire qu'une transition d...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaIsabelle Valentin :

...us avions des maisons de retraite, des maisons avec une âme, des maisons avec une vie, des maisons avec une équipe soignante, presque une famille. Aujourd'hui, nous avons des EHPAD modernes, aux dernières normes, parfois déshumanisés, où les résidents, le personnel et les familles peuvent être en souffrance. Or, les EHPAD devraient être des lieux de vie dans lesquels on soigne et non des lieux de soins dans lesquels on vit. Un nouveau modèle de prise en charge des soins doit pouvoir s'opérer, médicalisation ne signifiant pas déshumanisation. Pour avoir organisé des réunions avec les directeurs et les personnels des EHPAD, pour avoir visité de nombreux établissements dans ma circonscription, je sais que tous sont d'accord avec le constat fait dans le rapport de la mission flash de Mme Iborra, ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCyrille Isaac-Sibille :

...liser ces effets pervers, qui touchent entre 20 et 25 % des établissements. De manière plus globale, des solutions doivent être trouvées à destination des professionnels travaillant dans les EHPAD, ainsi que pour les résidents. Concernant les premiers, un groupe de travail national rassemblant tous les acteurs de la branche professionnelle a été constitué dès l'automne 2017, pour anticiper les besoins en termes de qualité de vie au travail. En outre, une commission sur la bientraitance installée le 19 février dans le cadre du Haut conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge doit permettre de proposer une stratégie nationale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées et handicapées. Le sujet n'est plus tabou, nous le voyons, et des travaux en profondeur sont lancés afin d'améliore...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAgnès Firmin Le Bodo :

...ppelé lors de l'examen en commission des affaires sociales qu'elle coûterait environ 11 milliards d'euros, soit très productif en l'état. Néanmoins il ne faut pas négliger la souffrance du personnel travaillant dans les EHPAD. Il nous faut mieux l'accompagner et lui permettre de se former tout au long de la carrière. Il est de notre devoir de redorer le blason de ces professions dont nous avons besoin, afin d'encourager les jeunes générations d'infirmiers et d'aides-soignants à exercer dans ces structures, de façon concomitante avec la réflexion sur l'EHPAD de demain. La proposition no 31 du rapport a pour objet d'organiser un transfert de charges depuis le forfait « hébergement » vers les deux autres : « soins » et « dépendance ». S'il est évidemment nécessaire de réduire le reste à charge, ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGisèle Biémouret :

Prenant en charge la dépendance via l'APA et une partie de l'hébergement par le biais de l'aide sociale, les départements doivent demeurer des acteurs clés. Pour plusieurs raisons, la suggestion d'une reprise par les communautés de communes ne me semble pas pertinente. Dans ce cas, pourquoi vouloir écarter les conseils départementaux alors qu'il suffirait que l'État finance à hauteur des besoins, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui ? Pouvez-vous confirmer la primauté du dialogue avec les départements, l'Assemblée des départements de France en particulier, et la volonté de conforter cette collectivité dans le pilotage local de la dépendance ?

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaClémentine Autain :

Madame la ministre, le rapport de nos collègues est accablant. Les agents chargés de la toilette voient quatorze patients par matinée. Les patients ont moins d'une demi-heure de soins par jour. Certains sont alités dès 17 heures, d'autres promenés en chaise roulante faute de temps et d'agents, bien qu'ils puissent marcher – mais trop lentement. Sur les 720 000 personnes âgées bénéficiant de soins, 83 % sont reconnus en forte perte d'autonomie, 70 % ont besoin d'aide pour s'alimenter. Il ne s'agit pas seulement de chiffres, mais de nos aînés : ils ont droit à notre respect. Q...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAlain Bruneel :

... stade des intentions et de prendre des mesures d'application immédiate. Alors que la situation financière des EHPAD est profondément dégradée, le rapport d'information préconise de sortir de la réforme tarifaire de décembre 2016, qui est contestée dans tout le pays. Nous appuyons cette demande. Concernant le manque criant de personnel, il est urgent d'embaucher pour répondre effectivement aux besoins et aux attentes : c'est une question de dignité humaine. Nous aimerions, madame la ministre, vous entendre sur ce point. Plus largement, il manque des places dans les EHPAD, et il manque des EHPAD. Le service public doit et peut faire mieux. Nous en avons les moyens, à condition de desserrer la contrainte budgétaire qui étouffe les EHPAD publics. L'austérité est insoutenable, aussi bien pour le...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAlain Ramadier :

Longtemps référence en matière de santé publique, notre pays doit désormais faire face à l'enjeu colossal du vieillissement, un enjeu face auquel l'augmentation des moyens pour nos EHPAD est sans doute nécessaire, mais ne peut être la panacée. Car ce qu'exigent les personnes âgées, leurs proches et les personnels soignants a trait à la qualité : qualité de vie, qualité des soins prodigués, qualité des conditions de travail au quotidien. Cette notion de qualité est notamment essentielle à l'attractivité des métiers du secteur médico-social en EHPAD, métiers en souffrance aujourd'hui. En effet, de plus en plus d'établissements peinent à recruter des aides-soignants et, selon l'assurance maladie, les taux d'accidents au travail et de maladies professionnelles sont en hauss...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Lurton :

Madame la ministre, tous, en commission des affaires sociales, nous avons salué la qualité du travail réalisé par Monique Iborra et Caroline Fiat, et tous ici, j'en suis convaincu, nous souhaitons que ce travail ne reste pas lettre morte. Oui, madame la ministre, nos établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes ont besoin de davantage de personnels pour faire face dignement à une tâche difficile et nécessitant beaucoup d'humanité.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Lurton :

Mais je tiens à saluer leur qualité et leur immense dévouement, dont vous avez été témoin au mois de janvier dernier à Saint-Malo. Nous ne pouvons laisser dire que nos personnes âgées seraient toutes maltraitées sans leur faire injure. Oui, madame la ministre, nous avons besoin, notamment dans certaines régions, de lits supplémentaires, et même s'il nous faut inventer de nouveaux modes d'accueil, il n'en reste pas moins vrai qu'il y a aujourd'hui des personnes en situation d'extrême urgence et souvent isolées qui ne trouvent pas de solution d'accueil.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Lurton :

...t le système de tarification décidée dans le cadre de la loi d'adaptation de la société au vieillissement de la population, une loi qui en annonçait une autre sur ce qu'il est convenu d'appeler « le cinquième risque », celui de la dépendance, dont les coûts très importants vont croissant. Cette réforme, annoncée par tous les gouvernements, n'a jamais vu le jour, faute de moyens à la hauteur des besoins financiers. Dès lors, madame la ministre, comment comptez-vous faire face à ces nouveaux besoins liés à la dépendance pendant les quatre années à venir ? J'entends les propositions dont vous nous faites part, mais je reste convaincu qu'ils nécessiteront des moyens supplémentaires : envisagez-vous enfin une réforme de fond de la prise en charge de la dépendance ?

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPaul Christophe :

...s, mais il demeure faible au regard du nombre de personnes dépendantes en France. Il nous appartient donc d'encourager le déploiement de ces deux dispositifs. Le développement des offres d'accueil sur le territoire est le fruit d'un travail concerté entre l'Agence régionale de santé et le département. L'ARS peut labelliser les nouveaux accueils de jour que constituent les Pôles d'activités et de soins adaptés – PASA – et les Unités d'hébergement renforcées – UHR. Les plans régionaux de santé seront arrêtés cet été : les départements sont donc dans l'attente de visibilité sur les programmes qui seront engagés pour développer l'accueil de jour et l'hébergement temporaire. Madame la ministre, entendez-vous inciter les ARS à labelliser davantage de PASA et d'UHR afin de développer l'offre d'hébe...