Interventions sur "motion de censure"

30 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaChristian Jacob :

Cela pose, et c'est un des fondements de cette motion de censure, la question de la séparation des pouvoirs entre un président aveuglé par son désir de toute puissance et un gouvernement qui, d'une certaine manière, a abdiqué ses responsabilités : confusion des pouvoirs entre les deux têtes de l'exécutif, subordination du gouvernement à la présidence, et abdication des pouvoirs gouvernementaux, voilà les raisons cardinales qui justifient de vous interpeller au...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAndré Chassaigne :

pour présenter cette motion de censure du Gouvernement, responsabilité que j'ai acceptée : « Quand les blés sont sous la grêle, Fou qui fait le délicat ». Ensemble, nous avons estimé que l'exécutif a menti pour se protéger. Ensemble, nous avons cherché la vérité, mais vous avez refusé de vous expliquer. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de prendre cette initiative commune afin que les représentants du peuple puissent en...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMarc Fesneau :

Pas son résultat non plus, parce que finalement, en 2017, c'est une motion de censure du peuple français tout entier que vous avez reçue.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMarc Fesneau :

... viennent. Nous avons un vaste chantier devant nous, qui devra remettre d'équerre les rôles de chacun, trop souvent inversés ou confus dans la période que nous avons vécue. Mes chers collègues de l'opposition, j'aurais pu vous dire que c'est quand on n'a plus rien à dire que l'on censure ainsi ! Que c'est quand on ne sait plus quoi faire que l'on censure ainsi ! Que dans ce contexte, déposer une motion de censure relève plus de la théâtralité de notre vie politique que de l'usage grave pour lequel elle a été prévue.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFranck Riester :

Et quelle mascarade ! Les groupes de gauche ont fini par déposer eux aussi une motion de censure, de peur de prendre du retard sur le groupe Les Républicains dans la course à l'opposition la plus radicale et à la démagogie la plus dangereuse ! On ne sait d'ailleurs plus qui va voter pour qui, avec qui, pourquoi et surtout pour faire quoi ensuite !

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaValérie Rabault :

C'est en raison de cette affaire et de votre mauvaise gestion de cette crise, monsieur le Premier ministre, que nous avons déposé une motion de censure de votre Gouvernement – présentée par notre collègue André Chassaigne – mais c'est surtout au regard de votre conception de l'exercice du pouvoir, que cette affaire a révélé au grand jour, et des conséquences qui en résultent pour notre pays, que nous demandons à l'Assemblée nationale de vous retirer la confiance qui vous a été accordée. Si nous souhaitons censurer votre Gouvernement, c'est d'ab...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaValérie Rabault :

...érité et de transparence. Si nous souhaitons vous retirer la confiance, c'est ensuite au regard de la conception de l'exercice du pouvoir présidentiel que vous cautionnez. Monsieur le Premier ministre, « après tout, notre censure s'adresse à d'autres qu'à vous-même. [… ] Vous exécutez une politique qui vient d'ailleurs » : ces mots sont ceux de François Mitterrand, défendant à cette tribune une motion de censure en 1978. Force est de constater que la motion de censure s'adresse, aujourd'hui encore – et en même temps – au chef du gouvernement que vous êtes et au Président de la République dont nous dénonçons la pratique des institutions. Le Président de la République a souhaité exercer une présidence « jupitérienne ». Cela se traduit par un exercice personnel du pouvoir, qui fait fi des assemblées, des s...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaValérie Rabault :

...mant pour elles l'obligation de s'inscrire sur le registre des lobbies, vous courez le risque de laisser s'installer certaines associations radicales au coeur de notre République, et ce, parce que vous avez fait le choix de rendre notre État invisible et de ne pas encadrer les logiques d'influence de la sphère privée sur la sphère publique. En conclusion, monsieur le Premier ministre, avec cette motion de censure, nous voulons vous retirer la confiance qui vous a été accordée l'an dernier. Nous le faisons, parce que nous estimons que la cohésion de notre pays requiert un État républicain fort, pas un État invisible ou un État vendu à la découpe. En préférant la main invisible à l'action publique offensive, vous faites courir un risque fort à notre État, à son intégrité, à son efficacité et à sa performanc...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaRichard Ferrand :

La motion de censure, dans laquelle vous ne parlez que de M. Benalla, ne fait que confirmer ce que vous recherchez.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaRichard Ferrand :

Votre motion de censure est à l'image de cette VIe République que vous réclamez. Elle ne serait, finalement, qu'un retour à la IVe, où les gouvernements mouraient avant d'avoir vu le jour et où l'on pouvait défaire en une main levée ce qu'on avait mis des semaines ou des mois à construire. J'entends aussi les appels à la célérité des camarades socialistes. Mais le Premier ministre l'a rappelé : il a fallu naguère, je m...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGuillaume Larrivé :

Nous n'accepterons jamais que le Président de la République se comporte comme s'il était propriétaire de l'État. Nous n'accepterons jamais qu'Emmanuel Macron confonde son parti et les institutions de la République. Nous n'accepterons jamais qu'un système de pouvoir personnel dévoie la Ve République et la transforme en principat. En votant cette motion de censure, nous nous engageons à défendre les libertés des Français, pour que vive la République et que vive la France !

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPatrick Mignola :

Vous parlez au Gouvernement pour atteindre le Président. Vous présentez une motion de censure, non sur une politique, mais sur un soupçon et des suppositions.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDavid Habib :

Monsieur le Premier ministre, la motion de censure déposée par le groupe Les Républicains est légitime. L'affaire Benalla est d'abord une affaire grave. Les coups portés, la violence, les délires d'un observateur qui renonce à toute mesure et à toute retenue pour devenir l'acteur principal d'un passage à tabac public, les images vues par le monde entier : tout cela est grave, de même que les attributs de police – le brassard, le poste de radio e...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDavid Habib :

La justice et la presse continueront à faire éclater la vérité. Nous, socialistes, n'avons jamais demandé des têtes. Nous n'avons exigé qu'une seule chose : que la vérité éclate et que les parlementaires et les juges puissent découvrir la réalité des faits. C'est ce que nous avons demandé, c'est ce qui nous a été refusé. Comme je le disais au début de mon intervention, cette motion de censure est légitime. Pour autant, nous ne la voterons pas, car le but d'une motion de censure est de faire tomber un gouvernement pour le remplacer par une nouvelle majorité. Or, dans le cas présent, ce n'est ni notre objectif, ni celui des Républicains. Pour ce qui nous concerne, nous, députés socialistes, profitons de ce moment particulier pour redire qu'en France, monsieur le Premier ministre, il y ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDavid Habib :

C'est la raison pour laquelle les députés socialistes ne voteront pas la motion de censure déposée par le groupe Les Républicains.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBastien Lachaud :

Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, cette motion de censure intervient dans un contexte particulièrement grave. L'affaire qui nous occupe n'est pas un fait divers, mais un véritable scandale d'État.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBastien Lachaud :

Oui, mes chers collègues, nous avons subi une véritable humiliation institutionnelle, et déposer une motion de censure est le seul moyen de contraindre le Gouvernement à venir s'expliquer.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBastien Lachaud :

Nous voulons l'harmonie, elle veut la compétition sauvage. Nous voulons l'État de droit, elle veut l'État des passe-droit. Nous voulons l'intérêt général, elle veut préserver les intérêts particuliers. Nous devons en finir avec la Ve République, et aujourd'hui, nous votons la motion de censure.