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Interventions sur "colère"

46 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Le Gendre :

Ce moment critique, les Français ne comprendraient pas que nous n'en saisissions pas tout le sens ni que nous ne nous mettions pas immédiatement à leur service pour aider à sa résolution, sans nous abîmer dans les querelles politiciennes qui contribuent à notre discrédit collectif et alimentent leur colère.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Le Gendre :

Le renouveau démocratique de notre pays, sans cesse repoussé, c'est ici, et non dans les manifestations, qu'il doit puiser ses ferments. Monsieur le Premier ministre, comme vous l'avez rappelé, le pays est confronté depuis plusieurs semaines à l'expression d'une colère qui vient de loin.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Le Gendre :

Nous ne nous déroberons jamais à nos responsabilités. Les Français nous ont confié la double mission de réparer le pays pour faire reculer leur colère et de préparer son avenir pour calmer leur anxiété.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Le Gendre :

Cette colère est celle de la France des territoires qui se sentent oubliés, de cette France invisible décrite par Pierre Rosanvallon. Elle est celle d'une France qui, depuis plusieurs décennies, n'est ni montrée, ni nommée, ni valorisée, celle d'une France qui se sent aujourd'hui dénigrée, reléguée, oubliée.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Le Gendre :

Cette colère est celle d'une France méritante, courageuse et volontaire, qui travaille et pour laquelle chaque euro compte. Cette France-là, mes chers collègues, nous ne la découvrons pas. Personne ici, sur l'ensemble de ces bancs, ne peut feindre de la découvrir.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Le Gendre :

Nous ne sommes pas, pour l'essentiel, des professionnels de la politique. La colère des Français, nous l'avons non seulement entendue et écoutée mais, pour beaucoup d'entre nous, nous la ressentions, …

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Le Gendre :

Notre mouvement politique est même né de cette colère, et non pas, à l'inverse de certains, pour l'exploiter ou pour en faire grossir notre capital électoral.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Le Gendre :

et, au-delà, à l'ensemble des Français, en leur disant ceci : Nous comprenons votre colère et elle ne nous est pas étrangère, mais voulez-vous compromettre par le désordre et la violence le redressement du pays et son attractivité économique, conditions impérieuses de l'amélioration de votre situation personnelle ?

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Le Gendre :

...sition écologique et énergétique, pour une insertion plus poussée et une plus grande vitalité de nos territoires, pour un meilleur fonctionnement de nos institutions et de l'ordre républicain, pour une action publique capable de répondre aux besoins concrets de nos concitoyens. Ces réformes doivent être poursuivies car elles apporteront les solutions aux problèmes qui attisent l'impatience ou la colère des Français. Elles construisent ce projet d'émancipation, au coeur de l'engagement du Président de la République devant la nation, pour que chaque individu puisse choisir sa vie ; pour que la société donne à chaque individu les moyens de réaliser son destin ; pour que chaque individu ait sa chance.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaChristian Jacob :

En mai 2017, les Français ont élu un jeune président. Ce président devait moderniser le pays à marche forcée. Il nous disait qu'il avait compris ce qui était bon pour le peuple français. Dix-huit mois plus tard, le voilà pétrifié, dos au mur, confronté à une immense colère des Français. Vous avez, monsieur le Premier ministre, avec votre gouvernement, une part de responsabilité. Mais le vrai responsable est à l'Elysée. C'est lui qui, le moment venu, devra rendre des comptes aux Français. Ce président soi-disant vertical, toujours prompt à parler, toujours prompt à donner des leçons, a saisi que sa légitimité démocratique est gravement entachée. Il vous envoie donc...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaChristian Jacob :

On parle beaucoup pour ne rien dire, personne ne comprend jamais rien – et c'est d'ailleurs bien souvent le but recherché. Vous conviendrez que cela donne des motifs légitimes de colère, des motifs d'explosion sociale. Oui, monsieur le Premier ministre, derrière une communication qui a pu faire illusion, vous n'avez engagé en réalité aucune vraie réforme. Vous avez laissé filer les déficits et la dette ; …

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaChristian Jacob :

Ce que vous n'avez pas compris, c'est que cette colère profonde est le symptôme d'un ras-le-bol fiscal généralisé mais qu'elle est aussi le cri de Français qui défendent leur mode de vie. Des millions de Français ont choisi, pour eux et pour leurs enfants, comme leurs parents avant eux, de vivre dans de petites communes rurales, dans des bourgs-centres, dans des petites villes de province. Ils aiment la France, ils sont attachés à leur terroir.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaChristian Jacob :

Ce qui se joue au coeur des prochaines heures, c'est la capacité de M. Macron à endosser le rôle d'arbitre que lui confère la Constitution. C'est à lui et lui seul qu'incombe la responsabilité de la crise. C'est donc lui et lui seul qui doit proposer une sortie de crise. Il est dos au mur face à un peuple profondément en colère. Sa responsabilité est historique pour le fonctionnement démocratique, pour la cohésion sociale et républicaine.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaChristian Jacob :

La colère est légitime mais la violence est inacceptable. Aucune cause, si noble soit-elle, ne peut justifier la violence, à quelque moment que ce soit.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaChristian Jacob :

Vous l'avez compris, monsieur le Premier ministre, pour nous le compte n'y est pas. Nous voterons donc contre vos propositions dont l'insuffisance à ce stade démontre que vous n'avez pas pris la mesure de l'exaspération et de la colère des Français.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPatrick Mignola :

Nous traversons un moment grave qui nous appelle tous à l'humilité et à la responsabilité. La France vit une colère sociale qui vient de loin. Nous en connaissons les origines. Nous sommes la première génération à devoir exercer deux ou trois métiers différents dans notre vie ; nous sommes la première génération à devoir assumer deux ou trois révolutions technologiques dans une vie alors qu'auparavant on n'avait qu'un métier et qu'une révolution technologique embrassait deux ou trois générations.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPatrick Mignola :

Le gel des taxes qui nous est proposé aujourd'hui est une reconnaissance, mais c'est aussi un signe de responsabilité et de dialogue pour ouvrir enfin le temps des solutions à construire ensemble parce que, quand on est en colère, on cherche des coupables plutôt que des solutions. Ça peut être la faute de ceux d'avant, de ceux d'aujourd'hui, peut-être même de ceux de demain, mais ce dont nous avons besoin, c'est de solutions, c'est d'un nouveau contrat civil et social dans notre pays.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPatrick Mignola :

On doit parler bien sûr de justice fiscale parce que c'est l'origine de la colère. Nous avons l'impression de payer beaucoup mais de ne pas tous payer pareil. Nous avons l'impression de payer beaucoup mais de ne pas avoir de services à la hauteur. Nous oublions quand même notre école, notre santé, notre sécurité, mais il faut comprendre ce qui peut s'apparenter depuis trop longtemps à une malédiction fiscale pour notre pays. Gagner 1 800 euros par mois – comme un maçon, un e...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPatrick Mignola :

Pour cela, la démocratie est nécessaire. Nous avons tous entendu que les Français en colère se sentent mal représentés ici et qu'ils réclament une plus grande démocratie directe. Je rappelle que nous représentons les 10 666 572 Français qui ont voté pour nous. L'Assemblée nationale est donc légitime, mais le Parlement doit être plus fort et c'est parce qu'il le sera que l'exécutif le sera aussi.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPatrick Mignola :

...u contrat civique et social… Mes chers collègues, nous vivons autant de crises, mais au sens grec : la krisis est un temps de crise et d'un choix, le choix que les parlementaires que nous sommes devront faire aujourd'hui à partir des options qui nous sont proposées. Le groupe du Mouvement démocrate et apparentés votera, bien sûr, les mesures présentées, mais c'est aussi le temps du choix pour les colères sociales : elles doivent choisir de ne pas s'abîmer dans la violence alors que la cause qui les a mobilisées est souvent juste. Nous souhaitons donc qu'il y ait un avant et un après notre débat d'aujourd'hui, et que rien ne soit plus comme avant. Nous souhaitons qu'aujourd'hui soit le premier jour du reste de nos mandats, ceux-là mêmes qui nous ont été confiés par le peuple, les mandats que nou...