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Interventions sur "crise"

36 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Le Gendre :

La méthode proposée par le Gouvernement est la bonne et je veux vous en remercier, monsieur le Premier ministre. Elle fait écho à l'implication dont font preuve les parlementaires de la majorité, inlassablement, sur le terrain, au contact des populations, avant cette crise et, plus encore, depuis qu'elle a éclaté, pour que la situation se dénoue positivement. Il s'agit, en premier lieu, de la suspension des mesures contestées. Notre groupe approuve sans réserves le moratoire sur la fiscalité des produits énergétiques et le contrôle technique. Il s'agit, en second lieu, d'une concertation, sincère, large et ambitieuse, débouchant sur des mesures adaptées aux réali...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Le Gendre :

Comme toutes les crises, celle que nous traversons doit nous faire grandir, Gouvernement, majorité parlementaire et opposition. Je l'ai dit et je le répète : rien ne nous fera renoncer à notre ardeur transformatrice. Non par entêtement, mais tout simplement parce qu'elle est la condition indispensable de la résolution des problèmes qui rendent infernale la vie de trop nombreux de nos concitoyens. Mais les événements ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGilles Le Gendre :

...ion que vous engagez avec les Français. Nous plaidons, je le répète, pour que la dimension de justice y prenne une part aussi importante que le volet écologique, les deux, comme vous l'avez bien dit, se recoupant largement, sans se confondre néanmoins. Nous souhaitons aussi que cette concertation ne soit pas uniquement une démarche, comme notre pays en a connu de si nombreuses, pour sortir d'une crise politique ou sociale. Nous pensons que nous tenons là une occasion d'inaugurer une nouvelle manière de construire les politiques publiques, en y associant les citoyens, en étant le pilote, innovant, fécond et, le cas échéant, reproductible, de pratiques différentes pour gouverner la France et les Français. À la veille d'une réforme institutionnelle importante pour notre pays,

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaChristian Jacob :

Il nous veut tous à sa botte, inféodés, le doigt sur la couture du pantalon. Puisse cette crise, enfin, lui ouvrir les yeux, vous ouvrir les yeux, monsieur le Premier ministre, sur le danger majeur d'une révision de la Constitution qui renforcerait les pouvoirs personnels d'un président dont nous jugeons, avec les Français, que sa politique et son comportement sont dangereux.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaChristian Jacob :

Ce qui se joue au coeur des prochaines heures, c'est la capacité de M. Macron à endosser le rôle d'arbitre que lui confère la Constitution. C'est à lui et lui seul qu'incombe la responsabilité de la crise. C'est donc lui et lui seul qui doit proposer une sortie de crise. Il est dos au mur face à un peuple profondément en colère. Sa responsabilité est historique pour le fonctionnement démocratique, pour la cohésion sociale et républicaine.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPatrick Mignola :

Une révolution fiscale, un nouveau contrat civique et social… Mes chers collègues, nous vivons autant de crises, mais au sens grec : la krisis est un temps de crise et d'un choix, le choix que les parlementaires que nous sommes devront faire aujourd'hui à partir des options qui nous sont proposées. Le groupe du Mouvement démocrate et apparentés votera, bien sûr, les mesures présentées, mais c'est aussi le temps du choix pour les colères sociales : elles doivent choisir de ne pas s'abîmer dans la violence ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaValérie Rabault :

Depuis trois semaines, le pays s'abîme donc au gré des dégradations et des violences – que nous condamnons avec la plus grande fermeté – qui ont malheureusement émaillé le mouvement des gilets jaunes. Au-delà, cette crise politique et sociale révèle des tendances de fond qui menacent d'ébranler notre modèle social et républicain. C'est pour cela, monsieur le Premier ministre, que sortir de la crise doit être votre priorité absolue, notre priorité absolue, ainsi que le retour au calme. Sortir de la crise suppose de faire preuve d'un état d'esprit constructif pour être capable de dépasser ses propres positions afin ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Christophe Lagarde :

Notre pays traverse une crise grave. Une crise, c'est un moment où on ne sait pas toujours ce qui va advenir mais où on sait déjà ce qui ne doit plus être. Il y a trois choses qui ne doivent plus être, qui sont devenues insupportables aux yeux des Français. Premièrement, le fait que travailler ou avoir travaillé ne permette plus de vivre décemment. Deuxièmement, des pouvoirs successifs qui font comme si cela n'existait pas, ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Christophe Lagarde :

Deuxièmement, nous devons continuer à faire du défi climatique, qui risque d'être le grand perdant de cette crise, un objectif prioritaire. Mais vous savez désormais que cette bataille, vous ne pourrez pas la mener contre le peuple, mais seulement avec lui. Troisièmement, pour adapter la France à la mondialisation sans jeter une partie des Français aux oubliettes, et pour rendre la transition énergétique compatible avec la justice sociale, vous aurez besoin de vous appuyer sur une Europe plus unie, plus fort...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Christophe Lagarde :

...voter majoritairement contre le dernier projet de loi de finances. Chers collègues, notre responsabilité collective est historique. Il faut, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les membres du Gouvernement et de la majorité, que vous fassiez les gestes sociaux qui permettront de revenir au calme et, en même temps, il est impensable de retomber dans les travers qui ont conduit à la crise. Que nous soyons dans la majorité ou dans l'opposition, il nous revient, à tous d'agir en tant que responsables politiques, c'est-à-dire de ne pas courir derrière une popularité éphémère en flattant des opinions contradictoires. Le stade de la démagogie, dans cette crise, est largement dépassé, comme celui de la politique politicienne. Il nous revient désormais de faire vite, monsieur le Premier ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFabien Roussel :

...les, notamment ceux des compagnies pétrolières. Monsieur le Premier ministre, depuis un an et demi, nous n'avons eu de cesse, avec d'autres, de vous alerter sur l'injustice flagrante de votre politique, la brutalité de certaines mesures, comme la suppression de l'ISF et la hausse de la CSG. Les richesses de ce pays appartiennent à tous les Français, pas à une minorité de privilégiés. Enfin, la crise est aussi d'ordre institutionnel. Elle révèle les maux profonds d'un régime à bout de souffle, quasi monarchique. Cette dérive hyper-présidentialiste nourrit la défiance citoyenne à l'égard d'un pouvoir marqué par un double déficit d'efficacité et de représentativité. Le Président de la République n'entend pas le peuple, parce qu'il est déconnecté du peuple !

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBertrand Pancher :

Nous traversons l'une des crises les plus graves que notre pays ait connue depuis cinquante ans et le débat d'aujourd'hui doit impérativement nous permettre de trouver ensemble les solutions pour sortir de cette crise le plus rapidement possible. Prenant la parole en tant que co-président du groupe Libertés et Territoires, j'associe à mes propos l'ensemble des parlementaires radicaux, écologistes, centristes, socio-démocrates e...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBertrand Pancher :

… tous profondément ancrés dans nos territoires. Pour bien parler d'une crise, monsieur le Premier ministre, et la dépasser, il convient de bien en comprendre l'origine. Cette crise est en grande partie la conséquence directe d'une vaste défiance vis-à-vis des décisions publiques et de la démocratie classique, incarnée aujourd'hui par le pouvoir que vous exercez. Nos concitoyens vivent depuis trop longtemps dans un sentiment de vérité tronquée, alors que, fait nouveau et ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBertrand Pancher :

... parti politique, on se réfugie dans sa famille, et encore, elle est souvent réduite à portion congrue, on chérit ses enfants mais on abandonne ses vieux parents. Nous avons laissé se déliter les liens sociaux et s'affaiblir tout ce qui pouvait nous rassembler. Nous sommes de plus en plus seuls. Notre système bancal aurait pu encore longtemps faire illusion si nous n'avions été rattrapés par des crises économiques, sociales et environnementales d'une ampleur insoupçonnée. À coup d'endettement pharaonique, de création monétaire, de délocalisations d'entreprises et de concurrence déloyale, nous avons stimulé notre croissance, sans avoir, toutefois, jamais réussi à endiguer un chômage endémique. Certains économistes pensent d'ailleurs que le plein emploi est une illusion et le FMI explique qu'une...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBertrand Pancher :

Alors que l'on aurait dû, face à la gravité de ces crises, promouvoir un idéal de développement enfin rationnel et humain, on a continué de se voiler la face et de panser les plaies d'un malade à l'agonie. Recentralisation rampante, perte de l'autonomie fiscale de nos collectivités locales, décisions à l'encontre du souhait de nos élus, de l'expérience de professionnels aguerris, réformes sans concertation, arbitrages à l'emporte-pièce, cortège de prom...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBertrand Pancher :

Je vous ai rencontré à plusieurs reprises, monsieur le Premier ministre, et nous avons échangé sur cette crise. Nous voulons tous que notre pays réussisse. Il a prouvé, dans le passé, sa capacité à se dépasser. Nos concitoyens ont, plus que vous ne le pensez, conscience du monde dans lequel ils vivent. Ne gâchons ni leur énergie, ni leur volonté d'avancer ensemble dans la bonne direction.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaÉric Woerth :

Ce que nous vivons est une crise politique. Ce n'est pas une crise économique ; bien des gouvernements auraient d'ailleurs aimé bénéficier de telles conditions économiques sur une telle durée. Et pourtant, nous avons rarement vu autant de colère et de désespérance dans les rues et dans les campagnes françaises. Ce n'est pas une crise comme les autres : c'est une crise plus profonde que les autres. Et ce n'est pas la faute des F...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaÉric Woerth :

... contrairement à ce que vous pensez, monsieur le président Le Gendre. Cette crise était pourtant prévisible. Elle s'est écrite en trois temps. Le premier temps a été, il y a plus d'un an, le vote du budget pour 2018.