Intervention de Jean Lassalle

Séance en hémicycle du jeudi 19 avril 2018 à 9h30
Immigration maîtrisée droit d'asile effectif et intégration réussie — Article 4

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean Lassalle :

Nous sommes certainement confrontés à l'un des textes les plus complexes et les plus lourds dont nous aurons à débattre pendant cette législature. Aucun président, ni aucune majorité ne souhaiteraient avoir à le défendre tant il dit ce que sont notre époque, nos contradictions, nos croyances passées et présentes. Il dit ce que nous ne pensions pas imaginables.

Je me félicite que vous ayez retrouvé la présidence, madame, parce que tout exercice mérite un certain savoir. Je ne juge personne mais je constate que, depuis votre arrivée, les choses vont un peu mieux.

Nous ne sommes malheureusement pas au bout de nos peines sur ce sujet-là. Avant-hier soir, j'ai rencontré trois jeunes gens qui venaient des Alpes-de-Haute-Provence – l'un était agriculteur, l'autre enseignant et j'ignore la profession du troisième. Ils voulaient assister au débat – c'était interdit ce soir-là – et voir quels étaient ceux qui voteraient pour cette loi. Ils disaient ne pas faire de politique mais ne plus supporter ce qu'ils vivaient. Il y a deux jours, un groupe d'étudiants d'une grande école, dans laquelle j'avais été invitée, m'a enjoint de ne jamais voter une telle loi.

Ces exemples disent bien ce que nous sommes en train de faire. Nous sommes tous des représentants du peuple, nous pouvons le faire et le faire bien. Demain, nous aurons tous à justifier, dans nos territoires, notre vote.

Je conclus, madame la présidente. Je sais que vous avez fait preuve de bienveillance mais j'ai fait tellement d'efforts, moi qui ai si rarement la parole ici. Nous ne sommes pas au bout de nos peines. Je voulais évoquer l'Algérie : ce ne seront pas quelques centaines de migrants mais bien plus. Les problèmes se situent en amont.

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