Intervention de Edouard Philippe

Séance en hémicycle du mercredi 5 décembre 2018 à 15h00
Déclaration du gouvernement sur la fiscalité écologique et ses conséquences sur le pouvoir d'achat suivie d'un débat et d'un vote

Edouard Philippe, Premier ministre :

Il nous faut enfin prendre en compte les revendications liées au pouvoir d'achat. Travaillons sur ce qu'on appelle les dépenses contraintes, c'est-à-dire celles qui grèvent au quotidien le budget des ménages et pour lesquelles les Français ont l'impression de ne pas avoir le choix : je pense aux frais bancaires, aux assurances et aux mutuelles, à l'entretien des voitures.

Aidons également les entreprises à mieux récompenser le travail. Des propositions ont encore été formulées récemment, notamment par le président du conseil régional des Hauts-de-France, pour que les entreprises qui le souhaitent puissent verser une prime exceptionnelle à leurs salariés et que, dans ce contexte, cette prime soit défiscalisée. J'y suis ouvert et je mettrai cette proposition à l'agenda des discussions avec les partenaires sociaux.

De la colère qui s'exprime, j'ai tiré une seconde conviction. Les manifestants aiment leur pays. Ils aiment leur ville, leur village, leur région, leur façon de vivre et, pour la plupart, ils aiment leur travail, pour ce qu'il permet de s'offrir, mais aussi pour ce qu'il représente. Ils veulent que les impôts baissent et que ce travail paie mieux : moi aussi et, en vérité, nous aussi. Je n'ai aucun problème à reconnaître que, sur telle ou telle question, il est et il aurait été possible de faire différemment ; que, s'il existe un tel niveau de colère, qui encore une fois vient de loin, c'est que nous avons beaucoup de choses à améliorer encore.

En revanche, je suis persuadé, aujourd'hui autant qu'hier, que le cap que nous avons fixé en mai 2017 était le bon.

1 commentaire :

Le 07/12/2018 à 08:19, Muller 08 a dit :

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Edouard Philippe, Premier ministre :"Aidons également les entreprises à mieux récompenser le travail."

Il suffit de faire comme pour le travail, des lois entreprise,exemple la gestions devra t être 3/3 donc 1/3 pour les emploies en commençant par le bas et non une FORTUNE AU PATRON et de petites miettes aux smicards puis 1/3 a la recherche et développement et enfin 1/3 seulement pour la juste rémunération des actionnaires.

Cela serais une bonne décision ne pensez vous pas?

Car si l'on sait imposer des lois travail il serait juste d'avoir les couilles de faire des lois entreprise.

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