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Intervention de Angèle Préville

Réunion du jeudi 22 novembre 2018 à 10h00
Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques

Angèle Préville, sénatrice :

- Merci à toutes et à tous de nous avoir fait ces intéressantes présentations.

Je voudrais d'abord demander si on dispose d'un outil de mesure de la satisfaction des élèves et des familles et quelle proportion des élèves a obtenu ce qui aurait été, si le choix avait été hiérarchisé, leur premier voeu, sachant que pour APB, cela représentait plus de la moitié des candidats.

Par ailleurs, est-ce que la logique algorithmique qui a été retenue a permis de remplir les filières sélectives ? Je pense notamment aux classes préparatoires aux grandes écoles. Antérieurement, la sélection se faisait très tôt, dès le printemps. Je l'ai vécu en tant qu'élève : on savait bien avant le bac si on était pris ou pas dans une classe préparatoire aux grandes écoles et laquelle.

Comme l'a mentionné ma collègue Laure Darcos, si ces élèves étaient sélectionnés très vite, cela pourrait débloquer des places pour les autres. À mon humble avis, cela devrait être fait quasiment à la fin du mois de juin. Cela permettrait à beaucoup de candidats de passer un été plus serein.

S'ajoute à cela – je ne sais pas si vous en avez suffisamment tenu compte – qu'il est stressant pour les familles – je l'ai vécu moi aussi pour mes enfants – de passer l'été à chercher à les loger, surtout sans savoir avec certitude dans quelle ville. Il n'est pas possible d'attendre fin août. Les affectations ne se passaient pas ainsi dans le passé. Par ailleurs, quand des familles ont eu une affectation très tôt, elles bénéficient d'une espèce d'avantage par rapport à celles qui l'ont eu beaucoup plus tard, au regard des contraintes de logement des étudiants.

Je me réjouis que les universitaires nous disent avoir maintenant une meilleure connaissance des élèves qui arrivent à la rentrée. Je me dis que la réussite par le passé aurait été certainement meilleure si on s'était plus penché sur cette question et si on avait regardé de plus près quels sont ces élèves qui arrivent dans les universités. Je le déplore parce que j'ai été professeur moi-même.

Je voudrais également émettre quelques réserves. Il faut absolument mieux tenir compte du facteur humain car je sais, pour l'avoir vécu en tant que professeur, que les élèves changent beaucoup entre la sortie du lycée et leur vie d'étudiants. Il faut éviter de trop regarder les appréciations, de juger trop rapidement et de façon trop catégorique les élèves. Il faut y faire attention car ce sont des adultes en devenir qui peuvent se révéler beaucoup plus sérieux une fois dans l'enseignement supérieur.

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