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Intervention de Danièle Obono

Séance en hémicycle du mercredi 30 janvier 2019 à 21h45
Prévention et sanction des violences lors des manifestations — Article 3 bis

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDanièle Obono :

C'est la moindre des choses, en effet, que le législateur puisse évaluer, ce dont la majorité semble se rendre compte tout d'un coup, en trouvant subitement intéressante une démarche qu'elle balaie d'un revers de main quand nous en sommes à l'origine. Aujourd'hui, cette proposition vous semble utile, surtout que toutes les mesures que vous aurez votées jusqu'à présent et celles qui suivront auront déjà remis en cause les libertés, en autorisant des intrusions dans les vies privées, en portant gravement atteinte aux droits collectifs et individuels. Le mal sera fait mais vous semblez avoir besoin de cette mesurette pour voter les yeux fermés de telles dispositions. Vous vous consolez en pensant que l'on pourra constater après coup tout le mal qui a été fait. Ce comportement cynique est très révélateur mais je ne doute pas que nombre d'entre vous s'imaginent qu'ils pourront ainsi accorder leur voix à toutes les mesures liberticides, puisqu'il suffit d'y mettre un petit pansement à la fin. Les victimes, hélas nombreuses, des exactions qui seront commises à cause de vos projets de loi vous seront reconnaissantes pour ce petit pansement, quand vous reconnaîtrez que leurs droits ont été atteints. C'est assez lamentable mais vous nous avez habitués à ce type d'attitude.

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