Intervention de Nicolas Turquois

Séance en hémicycle du mercredi 26 février 2020 à 15h00
Système universel de retraite — Article 2

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaNicolas Turquois, rapporteur de la commission spéciale :

Je sais que votre groupe y attache une importance particulière, mais le ratio entre actifs et retraités, le taux d'emploi et le taux de cotisation comptent également dans l'équilibre global.

C'est pourquoi tous ces éléments seront à la main du conseil d'administration de la future caisse, pour évaluer les conditions de l'équilibre futur. L'âge est, bien sûr, un élément important.

Vous avez raison, monsieur Dharréville : la question de l'âge peut être abordée sous différents angles – âge légal ou âge constaté – et en tenant compte des départs anticipés. Comme nous l'avons précisé, en nous référant à l'article concerné, les départs anticipés seront toujours possibles.

Lors des débats sur les précédentes réformes, il était apparu que le taux d'activité de la tranche 55-60 ans était particulièrement faible en France, où l'âge a souvent été une variable d'ajustement pour certains employeurs. La forte évolution du taux d'emploi de cette catégorie d'âge est due à une révolution culturelle qui contribue à rapprocher la situation de la France de celle d'autres pays européens. Quoi qu'il en soit, le changement doit aussi être culturel.

Notre réponse doit tenir compte du fait que l'on ne peut pas aborder l'emploi de la même façon à 60 ans qu'à 30 ans : si son aptitude physique peut être moindre, la personne plus âgée possède une expérience à valoriser. N'oublions pas qu'un départ à la retraite brutal peut aussi être vécu comme une transition douloureuse pour ceux qui se trouvent, du jour au lendemain, privés de leurs relations sociales habituelles.

Il nous semble donc important de tenir compte de l'âge et des évolutions, et de le faire de façon très progressive. Avis défavorable.

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