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Intervention de Olivier Dussopt

Séance en hémicycle du lundi 14 décembre 2020 à 16h00
Projet de loi de finances pour 2021 — Article liminaire

Olivier Dussopt, ministre délégué chargé des comptes publics :

Vos questions font écho au débat précédent : je n'ai d'ailleurs pas signalé à cette occasion que les mesures d'urgence pour l'année 2020 sont en majeure partie considérées comme ponctuelles et donc non intégrées au solde structurel. La prise en compte de ces dépenses, et leur nature, expliquent donc dans une large mesure l'écart entre 2020 et 2021.

Je ne dispose pas de la décomposition précise des 8,5 % de déficit public : je vous la ferai parvenir. Tout ce que je peux dire, c'est que l'État en assume l'essentiel, ainsi que la totalité de la dégradation de ce déficit entre 6,7 % et 8,5 %. Il joue là son rôle d'assureur en dernier recours dans les périodes de crise. Le deuxième poste, par ordre décroissant, est la sécurité sociale. La sphère locale vient très loin derrière ou plus exactement, s'agissant de 2021, ne vient pas. Encore une fois, ce déficit est donc essentiellement celui de l'État et marginalement celui de la sécurité sociale.

L'écart entre nos prévisions et celles de la Banque de France s'explique principalement ainsi : si l'année n est marquée par une récession particulièrement forte, le rebond en n + 1, par pure élasticité, par pur automatisme, est plus fort. Par rapport aux autres analyses et prévisions, excepté celles de la Banque de France, notre anticipation de 6 % de croissance en 2021 se trouve tout à fait raisonnable, voire prudente. En outre, elle succède à une récession de 11 % en 2020, alors que les 5,1 % de la Banque de France surviennent après une récession estimée à 9,1 %. Cet écart de 2 points dans l'évaluation de la récession justifie amplement 1 point d'écart dans la prévision du rebond automatique de l'année prochaine.

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