Intervention de Frédérique Vidal

Séance en hémicycle du mardi 2 mars 2021 à 21h30
Moyens de remédier aux effets de l'épidémie de covid-19 sur la jeunesse

Frédérique Vidal, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation :

car c'est la priorité de l'ensemble du Gouvernement et des collectivités ; c'est la mienne en particulier s'agissant des étudiants. Répondre au mal-être des jeunes, c'est d'abord savoir l'entendre, et c'est la raison pour laquelle, depuis plusieurs mois, nous n'avons eu de cesse d'aller sur le terrain à la rencontre de cette jeunesse qui a tant donné. Mes échanges perpétuels avec les étudiants, dans les campus et dans les restaurants universitaires, m'ont convaincu d'une chose : oui, ils sont sujets au doute, à l'incertitude, à des difficultés matérielles parfois terribles, mais oui, ils sont aussi pleins de ressources, d'envies, de rêves et, surtout, ils se refusent à être des victimes. Jamais leur anxiété n'a été si forte, mais jamais leur envie de s'engager n'a été si résolue. Aussi attendent-ils moins de nous de la compassion que des solutions.

Les jeunes méritent plus et bien mieux qu'un horizon de minima sociaux : leur ambition, c'est d'exister et pas seulement de subsister ; de vivre libre et pas seulement de survivre. Bien sûr, il faut leur en donner la chance et les moyens. C'est pourquoi l'action du Gouvernement s'est concentrée sur deux axes. Le premier est l'accompagnement : rien ne sert de parler d'avenir tant que le quotidien reste un défi. Il nous a donc fallu aider les jeunes à surmonter la crise, tant sur le plan matériel que sur le plan psychologique, et pour cela arrêter d'en faire un objet de polémique. Parce que nous n'avons pas attendu que les difficultés fassent la une des journaux pour nous en emparer : dès le printemps dernier, des mesures inédites ont été prises pour les soutenir financièrement, pédagogiquement et humainement. Depuis le début de l'année, ces efforts ont été amplifiés sur le front de la précarité, mais aussi sur le front du mal-être, avec la mise en place de dispositifs de soutien qui permettent désormais aux étudiants de consulter un psychologue dans le cadre d'un parcours de soins. Ils sont plus de 1 000 psychologues à s'être rendus disponibles à cet appel.

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