Intervention de Sarah El Haïry

Séance en hémicycle du mardi 2 mars 2021 à 21h30
Moyens de remédier aux effets de l'épidémie de covid-19 sur la jeunesse

Sarah El Haïry, secrétaire d'état chargée de la jeunesse et de l'engagement :

Vous avez raison, les jobs d'été ne sont pas qu'un revenu. Ils en sont un, bien sûr, et chacun en a besoin, mais ils permettent également de vivre des expériences et de créer des liens. Après onze mois de crise sanitaire, nous réalisons à quel point le lien humain et social est essentiel. Dès lors, comment permettre à chacun de faire des projets pour l'été et de construire son avenir ?

Tout d'abord, un espoir est né avec le vaccin, permettant de se projeter et d'apercevoir la lumière qui arrive. S'y ajoutent les mesures concrètes que prend le Gouvernement, et j'évoquerai le secteur que j'accompagne, celui du monde de l'animation et des associations qui accueillent les jeunes l'été, notamment en colonies de vacances ou chez les scouts.

Qu'avons-nous fait dans ce domaine ? Pour soutenir ces associations, nous avons tout d'abord créé un fonds d'urgence de 15 millions d'euros pour permettre le maintien des formations au BAFA – brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur – et au BAFD – brevet d'aptitude aux fonctions de directeur – puisqu'ils permettent à de nombreux jeunes d'obtenir un job d'été, qu'ils soient étudiants ou pas.

Certes, il ne s'agit que d'un secteur d'activité. Pour le reste, c'est-à-dire la multitude des dynamiques jobs d'été que l'on aime, qui nous permettent de faire la fête et d'être fiers, je dirai ceci : quand le tourisme va, le job d'été va. Or, le tourisme dépend de l'évolution de la pandémie. Vous posez la question du passeport sanitaire : le Gouvernement explore cette piste qui soulève plusieurs questions. Qu'en est-il dans les pays qui l'ont mis en place, ou lorsqu'il existe des contre-indications médicales ? À quel point ce passeport peut-il être un accélérateur ? Aucune piste n'est écartée.

L'élan que nous donnons consiste à apporter un soutien économique aux entreprises qui permettent aux jeunes de se projeter dans des jobs d'été. Ceux qui n'en ont pas – il faut avoir l'honnêteté d'examiner toutes les situations – bénéficient d'une aide de 900 euros lorsqu'ils sont habituellement saisonniers, pour éviter qu'ils ne basculent dans la précarité et qu'ils soient privés tout à la fois du rêve et du job.

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