Intervention de Frédérique Vidal

Séance en hémicycle du mardi 2 mars 2021 à 21h30
Moyens de remédier aux effets de l'épidémie de covid-19 sur la jeunesse

Frédérique Vidal, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation :

Il y a plusieurs questions dans votre question. La précarité alimentaire, tout d'abord : il va de soi que le Gouvernement subventionne les associations venant en aide aux étudiants. Partout où les gens veulent aider, nous les accompagnons pour le faire. Si les épiceries sociales et solidaires, par exemple, sont des lieux aussi importants, c'est parce qu'elles sont animées par les étudiants pour les étudiants, et parce qu'on n'y trouve pas uniquement des produits d'épicerie mais aussi du lien humain et du conseil, ainsi que des étudiants qui encouragent leurs camarades à faire savoir qu'ils ne vont pas bien, qui leur conseillent de se diriger vers les assistantes sociales ou vers les psychologues, et qui les aident à construire leur budget. Ce soutien par les pairs est essentiel.

Plus de 2,5 millions de repas à 1 euro sont désormais servis. Traditionnellement, lorsque toutes les universités sont ouvertes, les restaurants universitaires servent environ 150 000 repas par jour. Actuellement, 100 000 repas sont servis chaque jour alors que les jeunes retournent dans les établissements d'enseignement supérieur à raison d'un jour par semaine en moyenne ; les étudiants qui en bénéficient sont donc beaucoup plus nombreux que ceux qui fréquentent habituellement les restaurants universitaires.

Quant à l'aide globale d'autonomie pour les étudiants, j'ai déjà eu l'occasion de répondre à ce sujet : il faut bien sûr y travailler, mais pour cela il faut d'abord recenser l'ensemble des aides existantes et les rendre claires et lisibles. Il faut également que les critères d'accès soient les mêmes. Les aides actuelles dépendent tantôt des revenus des parents, tantôt non ; elles peuvent être locales ou complétées par des aides des collectivités ou des régions et ne dépendent pas seulement de l'État. Tant que nous ne disposerons pas d'un état des lieux, et tant que nous ne serons pas tous d'accord pour verser au pot commun afin de créer l'aide globale d'autonomie, nous resterons bloqués. C'est la raison pour laquelle je continue de travailler sur ce sujet avec les associations étudiantes.

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