⚠️ Attention : du fait de profonds changements sur le site de l'Assemblée, les compte-rendus des commissions,
les propositions de loi, les rapports et les votes ne peuvent plus être intégrés pour certains depuis plusieurs mois.
Notre équipe de bénévoles travaille à trouver des palliatifs à cette situation.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de Wikipedia

Valérie Gomez-Bassac
Question N° 29534 au Ministère de la culture


Question soumise le 19 mai 2020

Être alerté lorsque cette
question aura une réponse

e-mail
par e-mail

Mme Valérie Gomez-Bassac interroge M. le ministre de la culture sur les mesures sanitaires préconisées pour les salles de spectacles. M. le Premier ministre a annoncé que tous les évènements de plein air rassemblant plus de 5 000 participants qui doivent être déclarés en préfecture et nécessitent une organisation importante ne pourront se tenir avant le mois de septembre 2020. Aussi, M. Édouard Philippe a rappelé que ces annonces feraient également l'objet de possibles adaptations locales. De nouvelles mesures devraient par ailleurs être annoncées à la fin du mois de mai 2020, après de nouvelles évaluations sur l'évolution de l'épidémie, au moment où l'exécutif prendra également des décisions sur les restaurants et cafés et sur les vacances, par exemple. Rien n'a été précisé pour les « petits » évènements, les festivals de moindre envergure, pour l'été 2020. Alors que de nombreux acteurs culturels souhaiteraient anticiper l'ouverture de leurs salles et la tenue d'évènements reportés dès septembre 2020, elle souhaite connaître les dispositions que compte prendre le Gouvernement en matière de préconisations sanitaires pour les évènements culturels à partir de l'été 2020.

Réponse

Cette question n'a pas encore de réponse.

2 commentaires :

Le 06/06/2020 à 23:44, Audrey Allegre a dit :

Avatar par défaut

Madame la députée,

Votre question est fort intéressante, il est dommage que vous n’ayez pas évoqué les guides conférenciers, qui eux aussi, sont dans une incertitude totale à l’approche de l’été. Alors que les monuments, musées, parcs de loisirs, les parcs, les jardins, les piscines... ont réouvert, les regroupements sur l’espace public sont toujours limités à 10 personnes. ?!? Cette limitation met notre métier en sursis. D’autre part, les mesures sanitaires empêchent nos partenaires touristiques (autocaristes, agences réceptives, agencés maritimes, villages de vacances...) de reprendre une activité rentable. Par conséquent, nous n’avons aucune perspective de reprise d’activités à court et long termes. Une bonne partie de la saison est irrémédiablement perdue, et rien n’est prévu pour sauver notre profession. Nos collègues salariés, en CDDU, sont dans une précarité inquiétante, sans aucune ressource. Ils bénéficient d’aucune aide, puisque le code NAF de notre métier n’est pas inclus dans le plan tourisme. Incroyable !?! Aucun représentant politique n’a encore pris la parole dans notre département à ce sujet, alors que nous sommes le 1er territoire touristique après Paris. Nous sommes les oubliés de toutes les mesures gouvernementales et nous n’avons aucun soutien de nos élus. Je m’adresse à vous car vous avez posé une question notre ministre de tutelle concernant les événements culturels et vous faites partie d’un groupe d’études sur les activités touristiques. Je vous invite à regarder la page Facebook de l’association des guides conférenciers du Var : AGIVAR pour mieux connaître notre profession. Nous publions et partageons des infos sur l’actualité des guides conférenciers. Récemment une de nos membres a publié un courrier, envoyé au ministre de la culture, dans lequel elle explique la situation catastrophique des guides conférenciers. Une jolie lettre claire, précise, sans agressivité. Vous pourrez aussi visionner une courte vidéo que nous venons de faire, présentant notre métier et nos compétences. Nous menons des actions, mais elles ne sont pas relayées au delà de notre cercle professionnel. Je compte sur vous. Nous avons besoin de votre soutien.

Audrey Allègre

Vous trouvez ce commentaire constructif : non neutre oui

Le 07/06/2020 à 23:06, Caroline Rocca a dit :

Avatar par défaut

Madame la députée,

Tout d'abord, merci pour l'intérêt que vous portez à toutes les activités culturelles.

Notre profession en fait partie. Les guides-conférenciers sont "les ambassadeurs des territoires touristiques", nous sommes nombreux à aimer cette définition qui résume bien notre activité. Nous œuvrons pour valoriser, faire en permanence mieux connaître les lieux touristiques culturels auprès d'une clientèle toujours renouvelée.

Cependant, nous sommes peu connus auprès de certains publics ou de certaines institutions. Il est probable que cela s'explique par notre petit nombre : nous sommes environ 8000 sur le territoire et une quarantaine dans le Var dont une trentaine est regroupée en une association professionnelle (AGIVar). Sans cesse, nous créons de nouvelles visites ajustées aux tendances et aspirations des visiteurs (même si elles ne sont pas toujours rentables financièrement). Nous nous formons et nous nous adaptons en permanence.

Heureusement, les institutionnels varois qui nous connaissent, les voyagistes qui nous font travailler depuis des années, les Offices de Tourisme partenaires, nous soutiennent depuis des années. Comment vont-ils pouvoir continuer ?

En effet, la situation a changé depuis la crise sanitaire et notre avenir est plus qu'incertain.

Qu'allons-nous devenir si nous ne sommes pas représentés, aidés, mieux connus, valorisés ?

Nous avions déjà, pour la plupart d'entre nous, une profession considérée comme précaire, évoluant en dent de scie d'années en années. Pourtant, toujours en quête de nouveaux clients ou partenaires, nous conservions notre activité par choix, animés par la reconnaissance de nos clients, la satisfaction de participer à la Culture, de contribuer au développement de l'intérêt lié aux lieux patrimoniaux et à la découverte de la richesse, parfois insoupçonnée, de nos territoires.

Malheureusement, certains guides, isolés, désemparés, cherchent déjà du travail dans d'autres domaines, à regret, car cette profession, j'insiste, est avant tout un métier de passionnés soucieux d'entretenir, transmettre et développer la culture, l'art et les traditions locales, les partenariats en circuits courts, les mises en lumière des savoir-faire, etc., autrement dit, la richesse du tourisme de notre pays.

Nous espérons que ces commentaires vous inciteront à nous contacter, mieux nous connaître et, si vous y êtes sensible, à nous soutenir,

En vous remerciant par avance pour une réponse de votre part ou un relais auprès d'une personne qui vous semblerait en charge de nos questions.

Caroline Rocca

Vous trouvez ce commentaire constructif : non neutre oui

Inscription
ou
Connexion