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David Corceiro
Question N° 38475 au Ministère de l’enseignement supérieur


Question soumise le 27 avril 2021

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M. David Corceiro interroge Mme la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation sur la formation des futurs médecins en matière de soins palliatifs. En effet, dans le contexte d'un retour du débat sur la mort médicalement assistée, on constate que les Français accordent une grande importance au fait de mourir dans la dignité. Aujourd'hui, en France, la fin de vie est souvent appréhendée par le biais des soins palliatifs. Cet ensemble de soins recouvrent un vaste champ des possibles pour accompagner la fin de vie des personnes souffrantes sans douleurs. Le contexte européen de légalisation de l'euthanasie revitalise de nombreux débats en France ; l'Hôpital français se doit d'être à la hauteur de cette exigence sociétale en améliorant la performance des soins palliatifs, lesquels ne sont pas suffisamment appliqués à l'heure actuelle. Nombre de personnels soignants déplore le manque de formation des jeunes internes en matière de soins palliatifs : ainsi, si ce pan de la médecine constitue une véritable discipline d'apprentissage en quatrième année pour tous les futurs médecins, la pratique ne suit pas. Les soins palliatifs constituent en effet un long processus, médical mais aussi relationnel : le médecin accompagne réellement la famille et le patient dans l'installation de ces dispositifs. Les externes, étudiants de deuxième à sixième année, n'ont jamais la possibilité de participer à ces processus douloureux, pour des raisons évidentes. Néanmoins, il en résulte une inexpérience problématique dès le début de l'internat, lorsque l'étudiant devient médecin et qu'il doit de fait assumer le lancement de ces procédures. La formation des futurs médecins pourrait être améliorée. À titre d'exemple, l'antenne Pierre et Marie Curie de Sorbonne Université a créé des ateliers de sensibilisation à l'éthique de la fin de vie à destination des étudiants en médecine, lesquels traitent notamment de l'accompagnement moral dont doit être capable le médecin lors de la mise en place des soins palliatifs. Il l'interroge sur la possibilité de généraliser ces ateliers afin d'améliorer la formation des jeunes médecins aux soins palliatifs et ainsi proposer une offre plus performante pour soulager les patients en fin de vie.

Réponse

Cette question n'a pas encore de réponse.

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