Intervention de Jacques Bompard

Séance en hémicycle du 1er décembre 2016 à 15h00
Extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse — Après l'article unique

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJacques Bompard :

Le Gouvernement et ses officines se réclament perpétuellement des bienfaits de la liberté d’expression, qui est refusée par ce même gouvernement dans l’hémicycle. Une liberté d’expression qu’il n’envisage résolument pas ici, souhaitant museler toute opinion alternative à la sienne sur l’avortement. Noam Chomsky disait que « La défense du droit à la libre expression n’est pas limitée aux idées que l’on approuve ». En fait, continue-t-il, « c’est particulièrement pour les idées qu’on trouve offensantes que ce droit doit être défendu le plus vigoureusement. Promouvoir le droit d’exprimer des idées qui sont largement acceptées est, bien évidemment, une affaire sans intérêt. » – n’est-ce pas, monsieur le président du groupe socialiste ? J’interpelle le Gouvernement, le Conseil d’État, pour leur rappeler que la défense du pluralisme des points de vue n’est pas qu’une formule élégante et fortuite. C’est au nom de ce principe que le Conseil d’État doit dénommer les institutions informant les femmes sur l’avortement, qu’elles leur proposent d’avorter ou qu’elles leur offrent la possibilité d’un recours.

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