Intervention de Jacques Bompard

Séance en hémicycle du 1er décembre 2016 à 15h00
Extension du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse — Titre

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJacques Bompard :

Le titre de votre proposition de loi est fallacieux. Employer le terme d’interruption volontaire de grossesse revient à déresponsabiliser la femme : la conscience de la femme ne peut être oblitérée, eu égard à l’importance du geste qu’elle subit. Parler d’interruption volontaire contribue à banaliser la mise à son terme d’une vie à naître.

Mon amendement consiste à rappeler la gravité de cet acte : c’est à ce titre que l’intitulé de la proposition de loi doit faire référence à la notion d’avortement provoqué, car ces termes rappellent qu’il est mis fin délibérément à la vie d’un enfant à naître. Ils rappellent que ce geste provoque la mise à son terme d’un coeur qui bat, ce que le terme d’interruption volontaire de grossesse dissimule de façon édulcorée et précieuse, enjoignant à la banalisation de cet acte.

La progression du nombre d’avortements par an le démontre : en 2013, ce sont près de 229 000 enfants à naître qui en ont été victimes, contre 176 000 en 1976. En Belgique, aux Pays-Bas, en Angleterre, ce nombre augmente, parce que là-bas comme chez nous, c’est l’idéologie mortifère qui prévaut.

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