Intervention de François de Rugy

Séance en hémicycle du 15 juillet 2015 à 15h00
Déclaration du gouvernement sur l'accord européen relatif à la grèce

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrançois de Rugy :

Le Président de la République n’a jamais dévié de cette position. Il a joué le jeu d’un couple franco-allemand qui, au lieu de voir l’alignement de l’un sur l’autre, permet de produire un compromis. « Gouverner, c’est choisir », disait Pierre Mendès France. Il poursuivait ainsi dans un discours d’investiture à l’Assemblée nationale, à cette tribune, en 1953 : « Gouverner c’est choisir, si difficiles que soient les choix. Choisir cela ne veut pas dire forcément éliminer ceci ou cela, mais réduire ici et parfois augmenter ; en d’autres termes, fixer des rangs de priorité. » Cette expression frappe par son actualité dans cette crise européenne.

La France a dû faire un choix périlleux : elle a décidé de soutenir Alexis Tsipras dans la conclusion d’un accord avec ses créanciers, bien que cela engage de lourdes contreparties, parce qu’elle considérait que l’essentiel était sauvegardé : la poursuite de l’aide et le maintien de l’unité de la zone euro. À nous, parlementaires français, de choisir à notre tour !

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