Intervention de Amiral Christophe Prazuck

Réunion du mercredi 14 février 2018 à 9h00
Commission de la défense nationale et des forces armées

Amiral Christophe Prazuck, chef d'état-major de la marine :

Exactement, sauf que le nombre de données RH est beaucoup plus important que le nombre de données d'un système de combat…

Quant aux infrastructures de défense faisant l'objet d'investissements importants, j'ai déjà noté que ce sont celles destinées aux Barracuda, aux FREMM et les bases navales, qui datent du plan Marshall. J'estime que j'aurai les moyens d'accueillir les nouveaux équipements, les nouveaux sous-marins, les nouvelles frégates lorsqu'elles arriveront.

Vous noterez que la revue stratégique et la loi de programmation militaire insistent sur la prévention et la nécessité de développer nos partenariats pour prévenir les crises, ce qui suppose d'être présent à partir de nos bases outre-mer et de celles de Dakar, de Djibouti, pour entretenir des partenariats. À cela s'ajoute la base interarmées des Émirats arabes unis, qui est importante pour l'ensemble des armées. À côté de ces bases militaires sur le territoire français ou à l'étranger, je n'oublie pas le rôle important d'un port comme Hobart pour la marine, d'où l'Astrolabe, bâtiment de la marine nationale, fait la moitié de l'année des allers-retours entre la base de Dumont-d'Urville en Antarctique et la Tasmanie pour ravitailler. Cette mission échoit maintenant à la marine. Enfin, nous avons récemment fait escale pour la première fois au sud de Bombay, en Inde, où les Indiens ouvraient pour la première fois leur base navale à un bâtiment de guerre étranger et proposent que nous utilisions régulièrement leurs infrastructures en soutien logistique.

C'est à travers les missions de prévention qui sont mises en avant dans la Revue stratégique et dans la LPM que l'avenir de nos bases dans nos départements d'outre-mer ou à l'étranger est souligné. À mon avis, elles joueront un rôle de plus en plus important.

Notre choix n'a pas été d'investir dans les torpilles hypervéloces mais dans la nouvelle torpille lourde, la F21, qui sera tirée depuis les Barracuda et depuis les SNLE de troisième génération. Nous sommes en train de conduire les essais avec Naval Group. Cette nouvelle torpille lourde peut être tirée par nos tubes lance-torpilles de 533 millimètres, ce qui est pour nous l'élément déterminant.

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