Intervention de Éric Coquerel

Séance en hémicycle du vendredi 8 juin 2018 à 15h00
Évolution du logement de l'aménagement et du numérique — Article 54

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaÉric Coquerel :

Je m'excuse : ni le rapporteur ni moi-même ne nous sommes aperçus que je ne défendais pas l'amendement no 2285 , mais le no 2289. Nous n'avons pas été plus vigilants que l'autre, monsieur le rapporteur, et je ne vous en voudrai donc pas. Je vais vous répondre, mais il est intéressant de noter que cette question n'est pas sans relation avec celle dont traite l'amendement no 2285 .

Vous ne pouvez pas dire qu'il s'agit de décroissance – du reste, il faudrait déjà s'entendre sur la notion même de décroissance. Aujourd'hui, en effet, comme je vous l'ai dit, les sols artificialisés recouvrent 9,3 % du territoire. Dans un moment où il faut absolument s'assurer que la proportion de sols artificialisés ne dépasse pas un certain seuil et dans les opérations spécifiques dont nous traitons, limitation n'est pas décroissance.

Je ne reprendrai évidemment pas la parole tout à l'heure pour l'amendement no 2289 , mais je saisis l'occasion de le défendre, car cela a un rapport avec votre réaction.

Le terme de « développement durable » nous gêne, car il s'agit d'un oxymore : un développement est inévitablement un phénomène de croissance. Or, autant il est nécessaire que certaines activités humaines continuent à croître, comme dans le domaine de la santé, autant il faudra, si nous voulons sauver le climat sur la planète, que d'autres activités décroissent. C'est la raison pour laquelle nous préférons le terme de « transition écologique » à celui de « développement durable ». Je peux ainsi défendre ensemble les deux amendements.

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