Intervention de Barbara Pompili

Réunion du mercredi 14 novembre 2018 à 9h40
Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBarbara Pompili, présidente :

Mes chers collègues, notre ordre du jour appelle l'audition de Mme Marie-France Bellin, dont la nomination est proposée pour la présidence du conseil d'administration de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Je vous rappelle que cette procédure est prévue par l'article L. 1451-1 du code de la santé publique, qui prévoit que le président du conseil d'administration de l'IRSN est nommé par décret, parmi les membres du conseil d'administration et sur proposition de celui-ci, après avoir été entendu par le Parlement. C'est notre commission qui est compétente en la matière. Je vous précise également que Mme Bellin sera entendue cet après-midi par nos collègues du Sénat.

Madame Bellin, nous sommes heureux de vous accueillir. Vous êtes proposée pour exercer une fonction de responsabilité à la tête d'un établissement public dont la mission est essentielle à nos yeux. L'IRSN est en effet l'expert public de référence en matière d'évaluation des risques nucléaires et radiologiques.

Je vous laisserai, bien sûr, le soin de nous présenter votre parcours professionnel et d'exposer votre vision de l'IRSN, de ses missions et des grands enjeux auxquels il doit faire face. Pour ma part, je considère que la compétence et la technicité sont évidemment cruciales pour exercer la présidence de cet institut – et votre curriculum vitae, que nous avons transmis aux membres de la commission, montre que vous n'en manquez pas. Cela dit, au vu des missions très particulières de l'IRSN, il est tout aussi indispensable de garantir son indépendance et d'assurer la transparence et l'information sur ses travaux. Quelle que soit l'opinion des uns et des autres concernant le nucléaire, je pense que nous sommes tous d'accord sur un point : c'est un sujet qui ne souffre pas l'approximation, et sur lequel nous avons tous intérêt à communiquer largement, car il n'est rien de pire qu'une interrogation restée sans réponse.

Sur ce point, le rôle des experts est crucial, mais il ne faut pas que l'expertise fonctionne en vase clos ou dans l'entre-soi : dans le cadre de la récente commission d'enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires, nous avons alerté sur les risques d'une « endogamie de l'expertise ». Je tiens d'ailleurs à préciser que, pour les travaux de la commission d'enquête, nous avons fait appel à l'IRSN qui nous a apporté son concours avec diligence et compétence. Je tenais à vous le dire, madame Bellin : nous avons été très satisfaits de notre collaboration avec l'IRSN, qui a été très fructueuse. J'espère qu'elle pourra se poursuivre.

Un IRSN au service du Parlement : voilà qui nous intéresse, je ne vous le cache pas. En effet, le Parlement tient à être associé au débat sur ces questions, de façon à éviter qu'il ne soit préempté par des techniciens.

Enfin, garantir une expertise et une recherche de qualité, cela passe aussi par des moyens humains et financiers. Nous vous demanderons votre analyse sur ce point : quelle est la situation de l'IRSN à cet égard, et quelles seront vos orientations en la matière ?

Madame Bellin, je vous cède la parole.

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Cette législature étant désormais achevée, les commentaires sont désactivés.
Vous pouvez commenter les travaux des nouveaux députés sur le NosDéputés.fr de la législature en cours.