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Intervention de Fannette Charvier

Séance en hémicycle du lundi 11 février 2019 à 16h00
Pour une école de la confiance — Présentation

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFannette Charvier, rapporteure de la commission des affaires culturelles et de l'éducation :

Depuis une vingtaine d'années, la politique éducative française conduit à un constat totalement paradoxal, marqué par une croissance permanente du budget qui lui est alloué – la France consacre plus de moyens financiers à l'école que la plupart de ses voisins – et une dégringolade des résultats de nos élèves dans les classements internationaux, particulièrement pour l'apprentissage des mathématiques. De nombreux rapports ont conclu que ces résultats décevants étaient le fruit d'un manque d'investissement dans des secteurs clés de notre politique éducative : le primaire, l'accompagnement des élèves en difficulté, les établissements situés en zones défavorisées et les ressources humaines. La politique conduite depuis le début de ce quinquennat, que ce soit à travers le dispositif « devoirs faits » ou le dédoublement des classes de CP et de CE1 dans les réseaux d'éducation prioritaire, a justement pour objet d'apporter des solutions concrètes et ambitieuses à ces problématiques.

Le projet de loi « pour une école de la confiance » apporte une solution complémentaire, concernant cette fois les enseignants, car la qualité de leur formation doit être considérée comme la pierre angulaire de l'amélioration de la performance du système d'éducation. Des enseignants bien formés ont toutes les cartes en main pour s'épanouir dans leur métier et transmettre leur savoir aux élèves.

Depuis cinq ans et la création des écoles supérieures du professorat et de l'éducation – ESPE – , une littérature abondante des inspections générales, du comité national de suivi de la réforme de la formation des enseignants, ou encore du Sénat, a constaté les forces et les faiblesses des formations délivrées par ces écoles. Cette problématique de la formation, telle qu'elle est posée aujourd'hui, a aussi été soulevée lors des auditions, tant par les syndicats que par les différentes directions générales du ministère, et même, sur le terrain, par les enseignants que j'ai pu rencontrer, qui ont confirmé cette statistique selon laquelle quatre enseignants du secondaire sur dix se sentent insuffisamment préparés sur le volet pédagogique du métier : c'est d'ailleurs la proportion la plus élevée des pays membres de l'OCDE – Organisation de coopération et de développement économiques.

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