Intervention de Guy Teissier

Réunion du mardi 26 mars 2019 à 17h30
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGuy Teissier :

Ce partenariat est une chance pour l'Arménie, qui a autour d'elle trop peu d'amis et beaucoup d'hostilité, notamment du côté azerbaidjanais et du côté turc. L'Arménie entretient également des relations difficiles avec la Géorgie depuis quelque temps, car ce pays augmente ses taxes sur les marchandises venant d'Arménie. Il ne reste donc que l'Iran, un ami de l'Arménie et le seul pays qui lui fournit de l'énergie et du gaz.

Les problèmes énergétiques en Arménie sont anciens. Au lendemain de l'occupation soviétique, j'ai connu une époque où les gens coupaient les arbres dans les parcs publics pour se chauffer. L'Arménie s'est aussi retrouvée très près d'une catastrophe écologique ; les autorités avaient excessivement pompé l'eau du lac Sevan, pourtant réservoir naturel d'eau. Enfin, la communauté internationale avait dû intervenir à l'occasion de la réouverture d'un unique réacteur de la centrale de Medzamor, site fermé après le tremblement de terre de Gyumri en 1988.

L'assistance que nous pouvons apporter à l'Arménie est essentielle. La centrale de Medzamor est de type Tchernobyl, c'est-à-dire qu'elle date de l'ère soviétique. Elle est dangereuse et dans un état précaire. Pour combien de temps peut-on espérer qu'elle fonctionne ? Sans cette centrale, la seule réserve énergétique opérationnelle sera l'hydro-électricité du lac Sevan, dont l'exploitation doit être raisonnable pour éviter une nouvelle catastrophe écologique.

En tout cas, l'Arménie est un petit pays ami, à la fois proche et loin de nous. Il est vrai que nous avons une présence arménienne importante ; je signale d'ailleurs qu'une très belle exposition sur Charles Aznavour a été inaugurée hier à Marseille et je vous invite tous à y venir !

Pour ce qui est du « cognac » arménien, lorsque Pernod Ricard a racheté une entreprise en Arménie, on s'est aperçu que certaines usines se trouvaient aussi en Russie et continuaient à produire du « cognac ». Un problème que, semblerait-il, nous sommes petit à petit en train de résoudre.

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