Intervention de Antoine Jourdain

Réunion du mardi 19 mars 2019 à 19h25
Commission d'enquête sur l'impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l'acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique

Antoine Jourdain, directeur technique d'Enedis :

Pour répondre à la dernière question, les données de nos clients étant confidentielles, nous n'y avons pas accès. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), ainsi que d'autres organismes, veillent au respect de cette confidentialité. Les clients, eux, peuvent bien sûr examiner leurs données ou mandater expressément des personnes pour le faire. En revanche, nous pouvons disposer de données par agrégats. Nous travaillons ainsi avec des collectivités locales, pour comparer ces données par quartiers ou par îlots d'immeubles, ou des offices HLM, de manière anonymisée. Nous pouvons leur donner des logiciels d'analyse, même si ce sont surtout les fournisseurs qui le font, afin de démasquer d'éventuels problèmes d'isolation ou d'optimisation, par exemple. Même si le compteur Linky permet d'obtenir des données, nous n'interférons pas dans la vie privée de nos concitoyens.

Enedis est attachée à la péréquation régionale, ce qui exige un travail de répartition des investissements : dans le cadre du nouveau contrat de concession que nous élaborons avec tous les concédants, depuis dix-huit mois, et nous négocions un nouveau cahier des charges, dans lequel nous nous engageons à garantir des niveaux de qualité et d'investissements permettant d'offrir une vision à long terme. Nous avons présenté à la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), à la CRE, à France Urbaine et à la direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) un plan d'investissements pour les vingt prochaines années, afin d'atteindre des niveaux de qualité respectant le décret qualité de 2008 et d'assurer un équilibre territorial.

Si Enedis a une vision globale et centralisée de ce qui lui semble pertinent pour le territoire, la déclinaison locale doit être parfaitement adaptée au terrain, que nous ne connaissons pas concrètement dans notre tour d'ivoire à La Défense. C'est pour cela que les négociations de ce cahier des charges sont menées de façon décentralisée dans les territoires. Quand un territoire souhaite faire du renouvelable ou lancer des projets particuliers, nous en tenons compte et essayons de l'accompagner de manière pertinente. Par exemple, nous travaillons, dans le Centre de la France, sur un projet de stabulations agricoles équipées de panneaux photovoltaïques, sur un réseau qui n'a pas été construit pour faire transiter de grosses puissances.

Quant au taux de perte, il est évalué à 6,5 %.

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