Intervention de Laurianne Rossi

Séance en hémicycle du mercredi 19 juin 2019 à 15h00
Questions au gouvernement — Lutte contre la pauvreté dans les territoires

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaLaurianne Rossi :

Élue d'une circonscription d'Île-de-France qui n'échappe pas à la montée des inégalités et à l'enjeu de la mixité, je veux associer l'ensemble des parlementaires de la majorité à ma question, car cette situation ne saurait, hélas, se résumer au seul territoire francilien : elle concerne l'ensemble de notre pays, puisque 9 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté, dont 3 millions d'enfants.

Notre projet de société est au coeur du pacte républicain et de solidarité – ce pacte républicain qui doit permettre l'égalité des chances, qui promet l'égalité de destin et qui doit garantir à chacun de vivre dignement, de s'accomplir et de réussir.

Madame la ministre, notre majorité, votre gouvernement, mènent depuis deux ans une lutte acharnée pour résorber, à la racine même, les inégalités sociales et territoriales. Éducation, mobilité physique, mobilité professionnelle, accès au logement, plan pauvreté, plan de mobilisation en faveur des quartiers, plan logement : nous agissons, comme cela n'a jamais été fait auparavant, pour mettre enfin un terme à plusieurs décennies d'aggravation de la paupérisation.

1 commentaire :

Le 25/06/2019 à 21:01, Laïc1 a dit :

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"ce pacte républicain qui doit permettre l'égalité des chances, qui promet l'égalité de destin et qui doit garantir à chacun de vivre dignement, de s'accomplir et de réussir."

Même avec la meilleure volonté du monde, personne ne part à égalité : l'inné est systématiquement différent d"un être à l'autre, et les élèves assidus qui réussiront se repèrent dès la maternelle...

Votre égalité de destin est une dangereuse utopie, destinée à donner à la classe dominante que vous représentez une bonne conscience illusoire.

Le but de la République n'est pas d'entretenir le refus de la connaissance du genre humain, le refus de l'inné.

Je pense que vous confondez "égalité scolaire" et "minimum éducatif", qui est ce que tout citoyen français, quel que soit le milieu dont il est originaire, et quel que soit son inné, est en droit et devoir d'acquérir, comme savoir lire, écrire, compter. A partir de là, toutes les différences scolaires, toutes les performances intellectuelles marquant l'inégalité entre citoyens sont légitimes, et doivent être encouragées.

Et puis, vous vous rendez compte de l'absurdité de ce que vous dites avec l'"égalité de destin" ? Vous voulez que tout le monde soit maçon ou professeur ou informaticien ? C'est proprement ridicule.

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