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Intervention de Jean-Christophe Niel

Réunion du mercredi 5 juin 2019 à 9h30
Commission des affaires sociales

Jean-Christophe Niel :

L'action que nous menons dans les départements d'outre-mer est la même que pour la métropole. Nous avons fait des travaux sur le radon, sur le potentiel radon. Nous pouvons être sollicités comme nous le sommes par les établissements hospitaliers français en cas de surexposition de nationaux, territoriaux, métropolitains, en cas d'exposition accidentelle. En Nouvelle-Calédonie, nous sommes en train de discuter des conditions d'un appui sur le suivi dosimétrique des travailleurs et la gestion des sources dans cette région. Nous avons une action sur ces territoires et ces départements.

En Polynésie, nous avons un certain nombre d'actions. Il y a, pour des raisons historiques, un laboratoire sur place. Nous avons trois personnes à Papeete, dont le travail est de contribuer à la surveillance des sept villes de Polynésie, notamment à travers des mesures dans l'environnement. Tous les ans, on rend un bilan annuel sur la surveillance. On fait les sept îles et en général, par sondage, on ajoute quelques autres endroits. Dans la continuité des années précédentes, la radioactivité est très basse. L'exposition à la radioactivité artificielle en 2016, c'était un millième de la radioactivité naturelle. Sur certains endroits – à terre, pas en mer – nous pouvons trouver des traces, mais on en trouve aussi de plutonium et de césium 137. Autre élément : notre surveillance n'a pas montré d'impact décelable de la quantité très importante de radioactivité rejetée en mer à Fukushima. Cela n'a pas atteint par voie maritime la Polynésie.

Sur la question de l'impact sur les populations, les vétérans : l'IRSN participe à un certain nombre d'actions, comme une expertise collective avec l'INSERM. Un de nos représentants est président du comité scientifique de l'observatoire de santé des vétérans. Et puis nous avons été saisis récemment par le comité d'indemnisation des victimes d'essais nucléaires français (CIVEN), sur des éléments de surveillance correspondants à la période 1975-1981. Pour des raisons historiques, aujourd'hui, cette période n'est pas bien évaluée. Voilà ce que je pourrais répondre sur ces questions, Madame la Présidente.

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