Intervention de Jean-Paul Dufrègne

Réunion du vendredi 25 octobre 2019 à 9h30
Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Paul Dufrègne :

Sans jouer les rabat-joie, nous pensons que les réformes économiques et fiscales du Gouvernement creusent les inégalités et accroissent la pauvreté. Les chiffres de l'INSEE viennent confirmer ces éléments : en 2018, le taux de pauvreté augmenterait de 0,6 % pour atteindre 14,7 % de la population, soit 9,3 millions de personnes. Rappelons qu'une personne est considérée comme pauvre si ses revenus sont inférieurs à 1 041 euros par mois. Cette augmentation représente 400 000 personnes de plus en situation de pauvreté monétaire, un taux que la France n'a pas connu depuis des années. Toujours selon l'INSEE, cette progression s'expliquerait en partie par la diminution des allocations logement dans le parc HLM.

Si l'on doit saluer la revalorisation de l'AAH, elle reste insuffisante puisque son montant est inférieur au seuil de pauvreté. Et près de 100 000 personnes sont partiellement ou totalement exclues du bénéfice de cette timide revalorisation. Les premières victimes, nous l'avons souligné à de nombreuses reprises, sont les allocataires de l'AAH vivant en couple. Le Gouvernement a décidé de geler le plafond de ressources appliqué aux couples sans répercuter la hausse annoncée, ces couples n'en bénéficieront donc pas et nous le regrettons.

Nous ne voterons pas les crédits de cette mission.

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