Intervention de Thomas Gassilloud

Réunion du mardi 15 octobre 2019 à 19h05
Commission de la défense nationale et des forces armées

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaThomas Gassilloud :

Mon Général, il y a presque un an, vous indiquiez ici même : « Je n'ai pas de scénario qui permette de faire face à un conflit de masse ». Aujourd'hui, le même message inquiétant a été envoyé au sujet de la masse de nos armées, notamment via une comparaison des quantités de matériels entre 2008 et 2030. Au-delà du matériel, il y a les hommes. Vous citez souvent cette phrase de Thucydide : « La force de la cité ne réside ni dans ses remparts ni dans ses vaisseaux, mais dans le caractère de ses citoyens. » À ce sujet, la sous-consommation de plus de 150 millions d'euros des crédits du titre II en 2018 nous inquiète et sonne comme une alerte. Ma question porte donc sur le développement des réserves opérationnelles. Beaucoup a été fait depuis 2015. Chaque jour, plus de 4 000 réservistes sont sur le terrain, au côté de l'armée d'active qui ne saurait plus aujourd'hui fonctionner sans eux. Je suis convaincu qu'il faut aller plus loin, ce qui permettrait aux éléments d'active de consacrer davantage de temps à la préparation opérationnelle ou à leur vie personnelle, élément nécessaire à la fidélisation. Le spectre d'un conflit majeur n'impose-t-il pas de mettre en oeuvre dès aujourd'hui des changements structurels dans nos réserves, en termes de volume, de missions et d'organisation ?

J'ai également une question de Mme Sereine Mauborgne, qui souhaite savoir à quoi correspondent les 241 millions du programme 178, actuellement gelés.

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