Intervention de Mathilde Panot

Séance en hémicycle du samedi 22 février 2020 à 15h00
Système universel de retraite — Article 1er

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMathilde Panot :

Nous sommes opposés à la vision de la pénibilité de la majorité car nous sommes contre l'individualisation de cette pénibilité. Comme cela vient d'être dit à l'instant par notre collègue communiste, nous souhaiterions un traitement collectif de la pénibilité.

M. Jumel a évoqué tout à l'heure le cas des sous-traitants de la filière nucléaire. Aujourd'hui, 80 % de la maintenance dans ce domaine est assurée par des sous-traitants, parfois en cascade, qui reçoivent donc 80 % de la dose radioactive. Pour être marraine d'une association de sous-traitants, qui s'appelle Ma zone contrôlée, je peux vous assurer qu'ils n'ont pas une visite médicale tous les six mois, comme les agents d'EDF, mais tous les deux, voire trois ans. Des cancers liés à l'activité nucléaire sont d'ores et déjà en train de se développer, avec leur lot de non-reclassement professionnel et de non-reconnaissance de maladie professionnelle. Quand on regarde de plus près la situation des sous-traitants du nucléaire, on se rend compte qu'ils n'ont pas de convention collective commune : ils dépendent pour certains de conventions collectives de bureaux d'études, pour d'autres de conventions collectives sur la propreté, etc.

Nous disions tout à l'heure que la loi doit protéger, assurer des droits reconnaître les pénibilités des métiers. Or nous avons là l'exemple parfait de la dérégulation qui a été organisée et rend possibles des situations scandaleuses. Je pense notamment à Jean-Marie, 58 ans, …

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