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Intervention de Emmanuelle Ménard

Séance en hémicycle du vendredi 6 novembre 2020 à 15h00
Projet de loi de finances pour 2021 — Mission médias livre et industries culturelles (état b)

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaEmmanuelle Ménard :

Je n'attends pas davantage un avis favorable, mais je vais quand même me lancer.

La presse, je viens de le redire, ne peut pas être indépendante quand elle est majoritairement financée par l'État. Il s'agit ici de supprimer les aides directes à la presse, qui ne sont d'ailleurs – je le souligne – qu'une goutte d'eau dans l'océan des aides perçues par la presse. Le secteur de la presse écrite regroupe environ 3 350 entreprises, emploie 59 000 personnes, dont 21 000 journalistes, et publie 8 000 titres ; son chiffre d'affaires, qui dépassait 10 milliards d'euros en 2000, n'atteint plus aujourd'hui que 7,5 milliards. Je vous passe la suite des chiffres, mais voici ce qu'en dit la Cour des comptes : « En regard de ces chiffres, le montant total des aides dont bénéficie le secteur est élevé en valeur absolue et représente une part croissante de son chiffre d'affaires. »

En outre, le phénomène de concentration croissante des entreprises de presse n'est que très partiellement pris en compte par le Gouvernement pour ses subventions. Les besoins réels des journaux varient grandement selon qu'ils sont adossés ou non à des groupes industriels. La France est le pays d'Europe qui aide le plus sa presse. Jusqu'où irons-nous ? À quand des titres de presse subventionnés à 100 % ? Même dans ce cas, on continuera, je suppose, de prétendre qu'ils sont indépendants !

1 commentaire :

Le 13/11/2020 à 10:47, Laïc1 a dit :

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Le prix des journaux est devenu tellement cher que c'est devenu forcément une presse bourgeoise, même la presse dite de gauche.

Vous trouvez ce commentaire constructif : non neutre oui

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