Intervention de Jean-Christophe Lagarde

Séance en hémicycle du vendredi 20 novembre 2020 à 21h00
Sécurité globale — Article 23

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Christophe Lagarde :

Nous soutiendrons également l'article, mais je voudrais formuler une observation. Nous observons tous une explosion des agressions contre tous les représentants de l'autorité. L'article en cite un grand nombre. Nos rapporteurs proposent d'indiquer clairement à toute personne qui viendrait agresser un représentant de l'autorité qu'il ne bénéficiera plus du mécanisme de réduction des peines, devenu automatique, que l'article 721 du code de procédure pénale prévoit en ces termes : « Chaque condamné bénéficie d'un crédit de réduction de peine calculé sur la durée de la condamnation prononcée à hauteur de trois mois pour la première année, de deux mois pour les années suivantes et, pour une peine de moins d'un an ou pour la partie de peine inférieure à une année pleine, de sept jours par mois [… ]. »

M. Bernalicis a raison : ce crédit automatique constitue une modalité de gestion de la détention. Reste à savoir si cette espèce de mansuétude qui peut s'appliquer aux auteurs d'agressions, si regrettables et condamnables qu'elles soient, commises contre des personnes qui ne représentent pas l'autorité de la République, peut concerner des gens qui ont attaqué des élus, policiers, gendarmes, pompiers et représentants de l'administration pénitentiaire.

Je ne le pense pas, car ces gens ont attaqué non seulement des personnes, mais la société tout entière, représentée par la République, elle-même représentée par ces personnels, fonctionnaires ou élus.

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