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Patrick Hetzel
Question N° 35229 au Ministère des solidarités


Question soumise le 22 décembre 2020

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M. Patrick Hetzel attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur le quotidien de l'entourage des personnes vivant avec des troubles psychiques. Une association qui les accompagne depuis près de 60 ans a donné pour la première fois la parole à 4,5 millions de proches aidants, pour que leurs maux et craintes soient enfin exprimés et pour que l'accompagnement de leur proche soit enfin une priorité et devienne une réalité. Pour ces personnes, c'est souvent la double peine : aux difficultés que rencontrent tous les proches aidants s'ajoute la stigmatisation qui pèse sur les troubles et le handicap psychiques : errances dans l'établissement du diagnostic, incompréhension des familles face aux troubles psychiques, souffrance et solitude face à la stigmatisation, complexité du parcours de soins, manque d'accompagnement dans le parcours de vie, mais aussi impact socio-économique que leur statut de fait a sur leur vie quotidienne. 58 % des familles avouent taire complètement la maladie de leur proche ou l'évoquer avec difficulté : une véritable chape de plomb qui les expose à davantage de pression. Au-delà de cette charge mentale, la stigmatisation isole le malade et son entourage, allonge les délais de diagnostic et retarde par conséquent la prise en charge médicale, mais aussi sociale. 63,2 % témoignent de l'incompréhension et de la peur de leur propre entourage face aux maladies. 84,1 % dénoncent l'absence de dispositifs d'aide pour leur proche, en matière de parcours de vie ou encore de compensation du handicap, ce qui a par ailleurs de lourdes répercussions sociales et économiques sur les proches aidants. 42,9 % estiment qu'ils ont été fragilisés économiquement. Ils sont également 65,1 % à affirmer que la maladie de leur proche a eu un impact sur leur propre santé. Aussi, dans le cadre de la future réforme de l'autonomie, il souhaite savoir si des dispositions seront prises pour que l'accompagnement des proches soit une priorité et devienne une réalité.

Réponse

Cette question n'a pas encore de réponse.

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