Intervention de Ugo Bernalicis

Réunion du mardi 5 juin 2018 à 21h00
Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaUgo Bernalicis :

Quel drôle de « Printemps de l'évaluation » ! Il est tout de même extraordinaire de n'avoir que deux minutes de temps de parole pour évaluer autant de missions. Je tenterai néanmoins de soulever quelques points. Peut-être, un jour, serai-je rapporteur pour avis et aurai-je droit à cinq minutes pour m'exprimer ?

Les annulations de crédits de juillet dernier ont eu un caractère purement et simplement dogmatique en vue de réduire les déficits. Vous dites vous-mêmes, monsieur le ministre d'État, que vous avez « subi » ces annulations : voilà qui nous interroge quant au mode de fonctionnement de l'État en général et à celui du ministère de l'intérieur en particulier.

S'agissant des embauches dans la police et la gendarmerie, je vous avais exhorté, lors de l'examen du projet de loi de finances initiale pour 2018, à rouvrir des écoles de formation. J'avais alors souligné que le budget que l'Assemblée nationale s'apprêtait à voter était complètement déconnecté de la réalité. On le constate encore cette année dans le projet de loi de règlement : 2 200 ETP sont non pourvus – et cela continuera jusqu'à ce qu'on ouvre de nouvelles écoles, sauf à réduire la durée de formation mais c'est le contraire qui est prévu. Je vous demande donc d'augmenter les crédits affectés à la construction d'écoles de police – qui s'élèvent à 30 millions d'euros – de sorte que quand nous arriverons au pouvoir en 2022, nous ne soyons pas obligés d'en construire davantage pour recruter et former autant de policiers que nécessaire !

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