Intervention de Ugo Bernalicis

Séance en hémicycle du jeudi 22 novembre 2018 à 21h30
Programmation 2018-2022 et réforme de la justice — Après l'article 25 quater

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaUgo Bernalicis :

Par cet amendement, nous proposons d'abroger les dispositions les plus illégitimes et les plus disproportionnées de la loi sur le renseignement du 24 juillet 2015.

Nous souhaitons en effet revenir à l'état antérieur du droit, puisque les dispositions de la loi Renseignement les plus liberticides n'ont apporté la preuve ni de leur utilité ni de leur efficacité. Elles visent les moyens d'interception de sécurité, d'accès aux données de connexion, de balisage de véhicules ou d'objets, de sonorisation ou de captation d'images dans des lieux privés ou encore de captation de données informatiques.

Notre position est à l'opposé des dispositions du projet de loi, puisque vous souhaitez permettre au procureur d'utiliser ces techniques, dès lors que sont en jeu des peines d'au moins trois ans d'emprisonnement, ainsi que les techniques d'enquête anonyme pour tout crime ou délit qui relève d'une peine de prison.

Que chacun se rassure : notre idée n'est pas de désarmer l'État ni de renoncer à employer ces techniques. Il faut seulement qu'elles soient utilisées dans le mode judiciaire, aux mains d'un juge d'instruction indépendant et dans le cadre d'une information judiciaire. On garantira ainsi les libertés individuelles.

Nous pensons en effet qu'il faut sortir de l'ère du soupçon qui ne nous amènera nulle part, sinon à instaurer un univers digne d'un roman d'Orwell, ce que nul ne souhaite.

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