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Intervention de Frédéric Reiss

Séance en hémicycle du lundi 11 février 2019 à 16h00
Pour une école de la confiance — Discussion générale

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrédéric Reiss :

Pragmatique, elle a consisté à faire confiance aux acteurs de terrain, aux enseignants, aux parents d'élèves et aux collectivités, avec l'objectif d'offrir aux élèves les atouts qui leur permettront de réussir leur scolarité d'abord, leur insertion professionnelle ensuite, leur intégration dans la société enfin. Le groupe Les Républicains a apprécié l'introduction de mesures de souplesse, qui permettent de réduire les inégalités territoriales et renforcent les chances de réussite scolaire.

Permettez-moi de rappeler que les grandes lois d'orientation pour l'école avaient vocation à s'appliquer pendant quinze ans environ, le temps du cheminement d'une cohorte d'élèves de la maternelle au baccalauréat. Tel fut le cas de la loi Jospin de 1989, qui a parachevé la démocratisation de l'école. Cela devait être également le cas de la loi Fillon de 2005, première loi d'orientation et de programmation en la matière, qui a instauré le socle commun de connaissances et de compétences. Cependant, en 2012, la gauche a voulu sa loi sur l'école et s'est empressée de faire voter la loi de refondation – dont je salue le rapporteur, Yves Durand, présent dans les tribunes. Celle-ci a consolidé le socle commun de connaissances, de compétences et de culture tout en mettant l'accent sur la formation des maîtres dans les ESPE et sur l'évaluation du système scolaire, deux domaines majeurs dont nous allons débattre.

Tout cela pour souligner que le temps s'accélère : une période de huit ans s'était écoulée avant la loi Peillon ; il n'y aura eu que six ans avant la loi Blanquer. À l'ère d'internet, on pourrait le comprendre, mais avons-nous réfléchi suffisamment à l'impact du numérique dans les pratiques quotidiennes de l'école ? Certes, nous en avons débattu mercredi dernier, mais sans doute faudrait-il aller plus loin.

La loi Berthoin de 1959 a prolongé la scolarité obligatoire, en portant son terme de 14 à 16 ans ; le présent texte vise à en avancer le début à 3 ans. Que cela signifie-t-il ? Notre école maternelle, que d'aucuns considèrent comme la meilleure du monde, ne répond-elle plus aux besoins des familles ? L'État ne serait-il pas en mesure d'offrir une politique de la petite enfance cohérente et ambitieuse pour les plus jeunes ? Les familles seraient-elles incapables d'éduquer leurs enfants en leur permettant une adaptation progressive à l'école ? Voilà autant de questions qu'on peut se poser, sachant que 97,6 % des enfants de 3 ans et presque 100 % de ceux de 4 et 5 ans sont déjà scolarisés. La mesure ne va-t-elle pas poser des problèmes d'assiduité pour les tout-petits ?

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