Intervention de Bertrand Sorre

Séance en hémicycle du mardi 12 février 2019 à 15h00
Pour une école de la confiance — Après l'article 1er

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBertrand Sorre :

Je vais brièvement vous faire part de mon expérience d'enseignant pendant une trentaine d'années. Les murs d'une classe, ce sont des lieux qui vivent. Au fur et à mesure que l'on aborde des notions, la pédagogie veut qu'on affiche sur les murs des référentiels, avec les notions qui ont pris du sens aux yeux des élèves. Je ne vois donc pas, en tant qu'enseignant, l'intérêt d'avoir en permanence au mur une carte que les enfants finiraient par ne plus regarder.

Faisons confiance aux enseignants : tout au long des apprentissages, ces cartes de France, ces cartes d'Europe sont étudiées. Elles figurent dans les manuels, les classeurs, les agendas. Le présent débat n'a pas lieu d'être. Nos élèves, dans nos classes ont très régulièrement devant les yeux ces cartes de France et d'Europe. Nous sommes en train de perdre notre temps.

1 commentaire :

Le 23/02/2019 à 10:53, Laïc1 a dit :

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"Je ne vois donc pas, en tant qu'enseignant, l'intérêt d'avoir en permanence au mur une carte que les enfants finiraient par ne plus regarder."

Au contraire, une carte en permanence sous les yeux donne à la rêverie des élèves un cadre sur lequel se fixer : la carte devient le complément permanent de l'instruction. Nier la carte sur les murs, c'est nier l'éducation.

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