Intervention de Jean-Louis Bricout

Réunion du mardi 10 octobre 2017 à 11h30
Commission des affaires européennes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Louis Bricout :

Nos territoires s'interrogent sur la fin des quotas sucre, pour deux raisons essentielles. Ayant déjà vécu la crise laitière et la fin des quotas laitiers, il est légitime que la volatilité des prix les préoccupe.

C'est d'autant plus vrai dans ma circonscription, où le groupe Tereos est implanté. Représentant près de 13 000 agriculteurs, il est spécialisé dans la betterave, la transformation de la betterave, de la canne, mais aussi des céréales. Il assure 45 % de la production de sucres en France. Il produit aussi de l'alcool, de l'éthanol et de l'amidon. On mesure les enjeux économiques pour notre territoire.

Tereos s'est bien préparé à cette fin des quotas et peut-être mieux organisé que la filière laitière puisqu'il peut proposer, au moins à court terme, un prix fixe à ses agriculteurs. Cette année, la production de betteraves est même plus importante.

Pouvez-vous nous rappeler ce qu'a été l'action de l'Europe pour prévenir la fin de ces quotas ? Quels sont les outils d'observation des marchés et quels sont les outils de régulation des prix et des volumes ? Derrière ces questions, l'enjeu est de savoir si nos agriculteurs pourront vivre dignement.

Quelles sont par ailleurs les orientations prises par l'Europe s'agissant de l'incorporation de l'éthanol dans les carburants ? Les entreprises comme Tereos ont besoin de visibilité et de stabilité pour investir.

S'agissant enfin de la PAC, je souligne, après la crise de la viande et du lait que nos agriculteurs ont vécue, que des problèmes de trésorerie sont apparus. Je trouve inadmissibles tous ces problèmes de bureaucratie autour des paiements de la PAC. Qu'allez-vous faire pour arriver enfin à respecter des délais corrects ?

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