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Intervention de Brahim Hammouche

Réunion du mercredi 5 juin 2019 à 9h30
Commission des affaires sociales

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBrahim Hammouche :

Merci Madame la Présidente.

Madame la Présidente, Monsieur le Directeur, je voulais vous interroger sur le radon, ce gaz radioactif d'origine naturelle, qui est issu de la désintégration de l'uranium et du radium dans la croûte terrestre et que l'on retrouve dans l'eau, l'air, et de manière plus concentrée dans les lieux confinés comme les mines souterraines, et également les parties basses des habitations.

Je suis élu du territoire nord-mosellan. Selon votre cartographie du potentiel du radon la plus récente, une partie de ma circonscription est classée en zone 2, sur une échelle de 1 à 3. Toutefois, selon les mesures effectuées par d'anciens mineurs ainsi que leurs veuves, les taux de radon atteignent, sur la commune notamment d'Ottange, en moyenne, plus de 100 becquerels par mètre cube d'air, voire plus de 400 becquerels par mètre cube, dépassant de loin le seuil de concentration toléré (selon l'OMS dans le premier cas, et l'Union Européenne dans le second), et placeraient donc cette commune d'Ottange dans la catégorie 3. Or, depuis 1985, il est attesté que le radon est la seconde cause de cancer du poumon, après le tabac et devant l'amiante, représentant près de 3 000 décès, soit entre 5 et 12 % de décès par cancer du poumon, avec un risque aggravé pour les fumeurs. À Ottange, l'ARS a ainsi relevé une plus forte mortalité par cancer, par rapport au reste de la Moselle. Cela a conduit à réaliser de février à avril 2019 une campagne de mesure du radon sur Ottange.

Avez-vous connaissance de cette campagne et des premiers résultats ? Comment avez-vous travaillé avec l'ARS du Grand Est ? En général, comment travaillez-vous avec les ARS ?

Pouvez-vous nous faire état de vos connaissances sur les risques sanitaires associés au radon, les bonnes pratiques pour maintenir une bonne qualité de l'air dans les bâtiments et en particulier sur les anciens sites miniers ?

Pouvez-vous évoquer vos priorités de recherche sur l'état de vos connaissances, sur le lien entre l'exposition au radon et le risque de cancer infantile et peut-être même d'embryofoetopathie ?

Prenez-vous systématiquement des mesures dans les habitations privatives, en plus des bâtiments publics ? Merci.

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